Auto école
Auto école © CC Pierre Marcel

Alors que s'ouvre ce vendredi matin le congrès national des auto-écoles à Reims, un nouvel établissement low-cost va s'installer à Paris lundi prochain. Le genre d'établissement qui fleurit depuis plusieurs mois et agace les professionnels du secteur.

Celle-là sera la quatrième du genre en France à obtenir son agrément, après Auto ecole.net, Permis Libre et Permis Go.

Qu'est-ce que c'est ?

Une auto-école low-cost, c'est un établissement agréé par l'état pour apprendre à conduire, qui au même titre que les auto-écoles traditionnelles doit avoir un local. La différence, c'est que ce local, ne sert qu'une seule fois pour chaque candidat. Le jour de son inscription. Tout le reste est géré à distance, en ligne, via internet. Cours de codes, prises de contact, rendez-vous avec les moniteurs de conduites diplômés, tout est dématérialisé.

Pourquoi ça fait grogner les structures traditionnelles ?

Comme d'habitude, l'argent est le nerf de la guerre. Avec cette dématérialisation quasi-complète des procédures administratives, les auto-écoles low-cost pratiquent des prix défiant toute concurrence. Le forfait "20 heures de conduite" y coûte environ 700 euros, contre 1.500 euros en moyenne dans les auto-écoles traditionnelles. Les professionnels du secteur craignent que leur profession soit littéralement soldée, mais il n'y a pas que cela. Ils s'inquiètent aussi des formations dispensées dans ces low-cost. "Moins complètes, moins performantes", disent-ils.

Que répondent les dirigeants de ces low-cost ?

En substance, que leurs établissements ont tendance à être gênants pour la profession. "On casse les coutumes", explique ainsi le patron de Permis Go, une auto-école low-cost basée à Lyon ne disposant que d'un seul local contre sept ou huit pour un établissement classique. "Mais ça marche", assure-t-il. 250 inscriptions depuis l'ouverture en début d'année, 60% de réussite au permis sur les 20 premiers candidats inscrits, ce qui est largement dans la moyenne de l'agglomération rhodanienne. Et tout à fait conforme aux chiffres sur l'ensemble de la France.

Le phénomène va-t-il s'amplifier ?

Difficile à dire, ce qui est sûr, c'est que de nouveaux établissements low-cost, Ornikar et En Voiture Simone, attendent leurs agréments. Pour l'instant, les syndicats tentent de faire barrage, mais il y a fort à parier qu'on pourrait rapidement s'orienter vers une mutation en profondeur du secteur.

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