Malgré les promesses du gouvernement, la taxe Gemapi, sur la prévention des inondations fait son apparition. Jusqu'à, présent, c’était l'Etat qui prenait en charge la prévention inondation. Mais désormais, ce sont les intercommunalités qui prélèveront cet impôt.

La Gemapi pour :"gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations".
La Gemapi pour :"gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations". © AFP / Christophe ESTASSY

La taxe d'habitation est appelée à disparaître, mais au niveau local, une nouvelle taxe a fait son apparition au 1er janvier. On ne peut pas accuser ce gouvernement puisqu'elle a été votée en 2014 alors que François Hollande était Président de la République. 

La "taxe inondation" vise à aider les établissements publics qui mènent les travaux afin de prévenir les inondations. Ce sont les intercommunalités qui seront chargées de prélever cet impôt et de réaliser ces travaux.

Le gouvernement promet qu'il n'y aura pas de nouvel impôt local, en tout cas, pas un impôt décidé par l'équipe Macron-Philippe. 

Cependant, il s'agit bien d'un "impôt supplémentaire", de l'aveu même de Gérald Darmanin, qui le regrette. Le ministre de l'Action et des Comptes publics est "contre" cet impôt.  Mais si ce prélèvement est bien mis en œuvre aujourd'hui, c'est en 2014 que la mesure a été prise.  Car jusqu'ici, l'Etat prenait en charge les aménagements liés au crues. Maintenant, ces derniers vont être gérés localement. C'est aux communes désormais de financer les digues, les murets, destinés à prévenir les risques d’inondations.  

Dans les faits, les collectivités peuvent exiger de vous jusqu'à 40 euros par an, une somme variable, sachant que chaque intercommunalité vote son propre tarif.  

Le montant de ce nouvel impôt apparaîtra  sur votre taxe d'habitation ou sur votre taxe foncière.  Il s'agit d'ailleurs d'un problème soulevé par l'Association des Maires de France. Dans la mesure où la taxe d'habitation est appelée à disparaître, l'AMF se demande si, au final, ce ne seront pas les seuls propriétaires à l'avenir qui paieront l'addition pour tout le monde. "Ce ne serait pas très juste", dénonce l'association des maires, qui déplore également que les élus locaux aient à porter la responsabilité de l’impopularité fiscale.

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