La garantie sur le petit électroménager et les ordinateurs pourrait passer à deux ans
La garantie sur le petit électroménager et les ordinateurs pourrait passer à deux ans © CC labormikro

Dernière ligne droite pour la loi consommation de Benoît Hamon, examinée en seconde lecture au sénat lundi et mardi. Un texte qui prévoit notamment d'étendre la garantie des ordinateurs et du petit électroménager à deux ans et de faire toute la transparence sur les possibilités de réparation des produits en panne.

Action de groupe des consommateurs, vente de lunettes et lentilles en ligne, assurance emprunteur, obsolescence programmée des produits : le projet de loi sur la consommation regroupe des mesures très diverses ayant évolué au fil du parcours parlementaire.

Dans le texte, défendu par le ministre délégué à la Consommation Benoît Hamon, figure l'obligation pour les fabricants d'afficher jusqu'à quelle date seront disponibles les pièces détachées indispensables aux produits et de les fournir.

La fin des extensions de garantie

Le texte prévoit aussi d'étendre la garantie des produits de un à deux ans. Jusqu’à présent il y avait deux sortes de garanties : pour le gros électroménager comme les réfrigérateurs, fours à micro-ondes, télévisions ou aspirateurs, par exemple, cette garanties était de deux ans. Pour le petit électroménager : cafetières, téléphones, ordinateurs portables et bien la, la garantie n'était que d'un an. Avec le texte que devraient voter les sénateurs la garantie passera à deux ans pour tous les produits.

Cela risque de ne pas plaire aux grandes chaines de magasins spécialisés qui, en vendant des extensions de garanties, gagnent beaucoup d'argent. Pour un ordinateur portable, par exemple, vendu 800 euros, la garantie supplémentaire pour un an peut atteindre aujourd'hui 160 euros .

Qui gérera les stocks de pièces détachées ?

Dès la signature des décrets d'applications de cette loi Hamon, en septembre prochain, les chaînes de magasins devraient avoir l'obligation d'indiquer sur les étiquettes la durée de disponibilité des pièces détachées. Mais restera à savoir alors qui gérera les réparations et surtout les stocks de pièces détachées. Car depuis des années commerçants et industriels n'arrivent pas à se mettre d'accord sur ce dossier. En tout cas cela pourrait représenter unmarché colossal pour les entreprises de réparation indépendantes qui estiment que chaque année nous jetons 10 millions d'appareils tombés en panne et qui pourraient être réparés.

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