Ouvrières du textile en Birmanie
Ouvrières du textile en Birmanie © Maxppp

"Vivre de son travail, c'est vital" : c'est le dernier slogan du collectif "Éthique sur l'étiquette", qui se bat pour les droits des 60 millions de travailleurs de l'industrie textile à travers le monde et souhaite faire pression sur les multinationales.

C'est sur le web que le collectif fait appel aux bonnes volontés. Avec un mot-clé sur Twitter, mais aussi une pétition en ligne pour réclamer "un salaire vital pour les ouvrier-e-s de l’industrie textile".

► ► ► SUR LE WEB | Le communiqué du collectif sur son site

Car les vêtements à prix battant toute concurrence ont un prix humain : l'exploitation de plusieurs dizaines de millions de travailleurs dans des conditions très dures et pour une bouchée de pain.

Illustration au Cambodge avec Philppe Randé

Chan Thon, 35 ans, travaille depuis 15 ans dans une immense usine à 200 kilomètres de Pnom Penh. Son quotidien, sept jours sur sept, c'est de coudre les braguettes des pantalons. Elle travaille de dix à douze heures par jour en moyenne, souvent 24 ou 28 heures en continu. Les conditions de travail, elles, sont "horribles : j'ai souvent des vertiges et j'ai mal partout".

Vous les Européens, vous achetez vos vêtements très chers, vous êtes riches. Nous, on est des misérables, on n'a pas les moyens d'acheter les habits que nous fabriquons.

L'ouvrière traite près de 1 500 pièceschaque jour, pour un salaire de 100 dollars par mois. À peine de quoi payer son logement et aider sa mère et sa soeur à manger.

C'est ce type de situations que dénonce Nayla Ajaltouni, du collectif "Éthique sur l'étiquette".

Aujourd'hui, une multinationale n'est pas juridiquement responsable de l'impact de ses activités en-dehors de ses frontières. C'est un vide juridique qu'il faut combler.

Le collectif "Éthique sur l'étiquette" réclame l'instauration d'un salaire vital à travers le monde, un salaire basé sur le revenu nécessaire à un travailleur pour couvrir les besoins essentiels d'une famille constituée de quatre personnes.

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