Unedic
Unedic © MaxPPP / Jean-François Frey

Après quelques minutes de discussion sur l'avenir de l'assurance chômage, la délégation de l'UPA a quitté le siège du MEDEF où avait lieu la réunion. L'organisation patronale des artisans s'estime déconsidérée par les autres représentants patronaux.

Les représentants des autres organisations (syndicales et patronales) ont poursuivi leurs travaux. Ils ont quatre mois, pour aboutir à un accord, sinon c'est le gouvernement qui décidera.L'équation est assez simple : il manque 26 milliards d'euros dans les caisses. Il faut donc faire des économies.Les chômeurs vont forcément y perdre, reste à savoir combien, et qui sera visé.

Les délégués syndicaux sont arrivés l'un après l'autre cet après-midi avec chacun ses propositions, mais une ligne commune : ce n'est pas aux chômeurs de subir de nouvelles contraintes, mais aux entreprises de faire davantage. Ces entreprises qui ne se montrent parfois pas très vertueuses en abusant des contrats courts, ces CDD de moins d'un mois qui grèvent le budget de l'Unedic chaque année.

Pour plusieurs syndicats comme FO ou la CFDT, il s'agirait de faire cotiser davantage les entreprises qui ne montrent pas assez l'exemple et moins celles qui privilégient les emplois durables. Sur ce point, les différentes centrales sont d'accord, tout comme elles sont unies pour dire non à toute idée de dégressivité. Sur ce principe d'indemnités qui baisseraient chaque mois pour inciter les chômeurs à reprendre un emploi plus rapidement, Eric Aubin, le négociateur de la CGT est d'ailleurs entré dans la salle en indiquant qu'il n'acceptera aucun recul de droit supplémentaire, surtout dans le contexte actuel avec les récentes déclarations sur la réforme du code du travail.

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