la rentrée 2013 coûtera 2% de plus aux étudiants
la rentrée 2013 coûtera 2% de plus aux étudiants © reuters

L'appel a été lancé par l'Unef et la plupart des syndicats de professeurs pour dénoncer "la pénurie budgétaire" : il manquerait 200 millions d'euros pour permettre aux universités de fonctionner correctement.

Disparition de certaines formations, gel ou suppression de postes, report de travaux.. Etudiants et professeurs s'unissent pour protester contre les "difficultés financières des établissements".

Ils réclament aussi un plan de financement, alors que le ministère de l'Enseignement supérieur n'a pas encore dévoilé le budget 2015. Il chercherait à faire une économie de 100 millions d'euros.

Il faut s'attendre à ce que les infrastructures continuent à se dégrader et que le chauffage ne fonctionne guère mieux dans les amphithéâtres et certaines salles.

Premier syndicat étudiant, l'Unef estime que "les élèves sont les premières victimes" de ces difficultés et dénonce une "dégradation des conditions d'étude", particulièrement visible dans le premier cycle. Il espère obtenir un nouveau geste de la part du gouvernement qui avait déjà rétabli 70 millions de crédits en décembre.

Sonia Bourhan a contacté les étudiants et professeurs en colère..

Le mouvement de ce jeudi sera particulièrement suivi à l'université d'Orsay, où les professeurs dénoncent une situation "grave". "Environ 75 postes d'enseignants-chercheurs seront supprimés sur l'ensemble de l'université", estime un comité de mobilisation regroupant personnel et étudiants. Ils redoutent "la fermeture probable de filières à bas effectifs, la disparition d'options, la diminution des heures de travaux pratiques et l'augmentation du nombre d'étudiants" en classe.

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