La France a déroulé ce lundi sa stratégie de développement des véhicules autonomes sur les routes françaises, avec un objectif de circulation au début des années 2020.

En France, plusieurs constructeurs mènent déjà des tests, à l'image du concept-car de Renault qui s'insère dans la circulation d'une portion de l'autoroute A13
En France, plusieurs constructeurs mènent déjà des tests, à l'image du concept-car de Renault qui s'insère dans la circulation d'une portion de l'autoroute A13 © AFP / Dursun Aydemir / ANADOLU AGENCY

La course mondiale aux véhicules autonomes va bon train et la France montre désormais des objectifs ambitieux pour aider l'automobile français à imposer ses innovations.

Alors qu'Anne-Marie Idrac, Haute responsable pour la stratégie nationale du développement des véhicules autonomes présente ce lundi des "orientations stratégiques pour l'action publique", avec le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, sa collègue des Transports, Elisabeth Borne, et le secrétaire d'Etat chargé du numérique, Mounir Mahjoubi, Emmanuel Macron avait déjà affiché en mars son souhait de fournir un cadre légal en 2019 permettant la circulation des voitures autonomes, afin de place la France "à la pointe de l'expérimentation et de l'industrialisation".

Les véhicules sans chauffeurs sont déjà une réalité

Si aux États-Unis, certains États ont d'ores et déjà autorisé des tests à grande échelle - en Arizona, Waymo, la filiale de Google a révélé qu'elle faisait circuler ses voitures sans chauffeur depuis l'automne dernier, Apple possède 27 véhicules en circulation en Californie et Uber a récemment été impliqué dans un accident impliquant un véhicule autonome - en Europe, c'est également le cas dans une moindre mesure.

En France, un décret a posé début avril les bases législatives aux tests de véhicules de niveau 3. Valeo a ainsi effectué des tests sur les autoroutes européennes puis dans le périphérique parisien, afin de s'attaquer désormais aux difficiles conditions de circulation intra-muros à Paris. 

De son côté, le constructeur français Renault mène deux projets simultanés. Une navette autonome 100 % électrique, tout d'abord, sorte de robot taxi sans volant ni pédales, baptisé EZ-GO (Easy-go) qui doit être capable d'aller chercher des passagers et de les menés à destination par commandes depuis un smartphone. Et depuis peu, sur une portion de l'A13, en Normandie, Renault expérimente avec la Sanef grâce à son concept car Symbioz, une voiture autonome aujourd'hui de niveau 3, qui s'insère dans la circulation, double les véhicules plus lents, ralentit et passe les péages.

Ce dernier point est peut-être le plus important et le plus avancé pour le concept-car, car la circulation ralentit brutalement à l'approche des péages, les voies s'élargissent et la signalisation au sol disparaît. De là à franchir la place de l'Étoile, à Paris, sans les mains, il n'y a qu'un pas.

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