Le marché de l'immobilier stagne actuellement
Le marché de l'immobilier stagne actuellement © Maxppp / Olivier Boitet

Si vous avez une résidence secondaire ou un logement en location que vous souhaitez vendre, le gouvernement pense à vous : le barème des plus-values immobilières change en votre faveur. Objectif : relancer un marché immobilier plutôt stagnant...

Les règles ont souvent changé ces dernieres années, mais cette fois Bercy promet qu'on n'y touchera plus. À partir d'aujourd'hui, les plus-values immobilieres (donc la différence entre le prix de cession et le prix d'achat du bien) échapperont à toute imposition au bout de 22 ans de détention.

Depuis février 2012, c'était 30 ans : le gouvernement revient donc sur une réforme engagée par Nicolas Sarkozy, désavantageuse pour le vendeur. Elle avait contribué, en plus de la crise, à gripper le marché immobilier.

La mesure doit donc dynamiser le marché, mais il n’est pas sûr que ça suffise. Reportage à Toulouse de Stéphane Iglésis.

Jusqu'à 22 ans de détention, en revanche, il faudra payer l'impôt; qui diminuera de facon linéaire en fonction du nombre d'années de détention. Ce sera là encore plus avantageux, puisqu'auparavant le gros des abattements était concentré sur la fin de la période, à l'approche des 30 ans.

À noter aussi qu'un abattement exceptionnel de 25% sur la plus-value sera appliqué pour les ventes qui seront réalisées entre ce 1er septembre 2013 et le 31 août prochain. Les plus values immobilieres restent malgré tout soumises à prélevements sociaux (CSG, CRDS jusqu'à la 30e année de détention).

Par ailleurs, depuis cette année, une surtaxe de 2 à 6% frappe les plus values imposables de plus de 50.000 euros.

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