Des députés de la majorité veulent légiférer contre les délocalisations des 3000 call centers.

L'intersyndicale d'Engie manifeste à la Défense contre les délocalisations des centres d'appel
L'intersyndicale d'Engie manifeste à la Défense contre les délocalisations des centres d'appel © Delphine Simon/Radio France

Quand vous appelez un service après-vente, c'est souvent au Maroc, au Sénégal ou à l'Ile Maurice  que votre appel atterit. 

Des députés de la majorité ont décidé de légiférer pour permettre plus de transparence sur la localisation des SAV. "250 000 emplois en dépendent, 3500 centres de contact, cela représente près de 1% de la population active ", selon le député LREM de Moselle Ludovic Mendes. Il va déposer un amendement au projet de loi Pacte qui sera porté à signature du groupe En marche dans les prochains jours et discuté lors de la reprise du débat début octobre. 

Objectif : sensibiliser les clients et surtout "préserver des emplois peu qualifiés dans des régions déjà sinistrées économiquement", poursuit  Ludovic Mendes, ancien apprenti dans un centre d'appel de Moselle. 

C'est devenu un argument de vente pour des groupes comme EDF. "Toutes les études le montrent y compris le dernier rapport du médiateur de l'énergie" rappelle le porte parole de l'intersyndicale d'ENGIE Gildas Gouvazé (FO) inquiet de la disparition de volume d'emplois conséquents, 1200 postes en moins dans les services de la relation clients chez ENGIE et ses prestataire. Le pré-amendement élaboré avec l'intersyndicale du fournisseur ENGIE prévoit que :

Tout fournisseur de biens ou de services ainsi que tout service public qui utilise un ou plusieurs centres d'appels pour émettre ou recevoir des communications téléphoniques [serait tenu de] mettre en œuvre un dispositif permettant avant toute mise en relation avec une personne physique, d'informer ses correspondants téléphoniques sur le ou les pays d'implantation desdits centres.

Cette information pourrait permettre aux utilisateurs d’intégrer le critère de localisation dans le choix éventuel de leur fournisseur de biens ou de services, comme le fait actuellement EDF.  Autre proposition pour garantir un seuil maximum de délocalisation des services clientèles, syndicat et députés veulent aussi inciter les entreprises à se doter d'un code de bonne conduite, comme en Italie.

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