opération de gendarmerie dans le sud contre un trafic de viande de cheval
opération de gendarmerie dans le sud contre un trafic de viande de cheval © reuters

Stéphane Le Foll propose la mise en place d'un fichier d'identification de la viande à l'échelle européenne. Le ministre de l'Agriculture réagit à la vaste opération menée lundi dans le milieu du négoce de viande en gros du sud de la France dans le cadre d'une enquête sur la mise sur le marché alimentaire de viande de cheval de laboratoire impropre à la consommation.

Vingt-et-une personnes sont en garde à vue à l'issue de ce coup de filet mené dans onze départements, a annoncé le procureur de Marseille Brice Robin. Environ 200 chevaux sont concernés par la fraude organisée par un réseau de maquignons qui avait recours à quatrevétérinaires et un informaticien des Alpes-de-Haute-Provence pour réaliser de faux documents de santé.

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Brice Robin a souligné que la justice n'avait aucune preuve, à ce jour, de la dangerosité sanitaire de la viande.

Je n'ai pas la preuve que ces animaux étaient toxiques pour la santé humaine.

Le ministre de l'Agroalimentaire, Guillaume Garot, a confirmé sur Europe 1 qu'"à ce stade de l'enquête rien ne permet d'affirmer qu'on serait en présence d'un problème sanitaire". Eric Vigoureux, président de la Fédération de la boucherie hippophagique de France (FBHF), a défendu la viande de cheval.

Ce n'est pas toute une filière qui est en cause mais d'éventuels mafieux qu'il faut écarter de la filière.

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La garde civile espagnole a déclaré lundi enquêter sur une possible ramification du scandale dans la province de Gérone, à la frontière avec la France, où une opération a été menée en coordination avec les autorités françaises.

Brice Robin a déclaré:

Il y a des animaux qui ont été exportés vers d'autres pays européens, notamment l'Espagne, et d'autres importés et pour lesquels peut également se poser la question de la traçabilité.

L'enquête était menée depuis plusieurs mois par la section de recherches de gendarmerie de Montpellier (Hérault), dans le cadre d'une instruction judiciaire dirigée par le pôle de santé publique du tribunal de grande instance de Marseille. Les investigations ont eu lieu en Languedoc-Roussillon,Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca).

L'affaire aurait débuté fin 2012 par une lettre anonyme adressée à la Direction départementale de la protection de la population de la préfecture de l'Aude mettant en cause unmarchand de chevaux et propriétaire de boucheries de Narbonne. Les suspects seront poursuivis pour l'établissement de faux documents administratifs et tromperie simple, ce qui implique qu'il n'y a pas à ce stade de fraude sanitaire, une circonstance aggravante.

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