Manuel Valls avec le vice-premier ministre chinois en septembre dernier
Manuel Valls avec le vice-premier ministre chinois en septembre dernier © MaxPPP

Manuel Valls et une délégation de patrons du CAC 40 entament ce jeudi un voyage de trois jours en Chine à forte dimension économique. À la clé : une qinzaine d'accords et de contrats.

En se rendant à Tianjin, Pékin et Shanghaï, le chef du gouvernement "souhaite mieux connaître la Chine, s'imprégner de la réalité chinoise, établir une relation personnelle avec les dirigeants et encourager les partenariats économiques et industriels."

Des contrats...

Lors de ce voyage, une quinzaine d'accords et de contrats seront signés sous la houlette du Premier ministre français et de son homologue chinois, Li Keqiang. Manuel Valls sera accompagné d'une importante délégation de chefs de grandes entreprises comme Areva, SNCF et GDF Suez. Le patron d'Airbus, Fabrice Brégier, d'EDF, Jean-Bernard Lévy, et de Thales, Patrice Caine, sont annoncés.

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Dès son arrivée jeudi, le Premier ministre visitera une usine Airbus à Tianjin. Depuis 2008, Airbus a sorti 203 A320 de cette chaîne d'assemblage destinée à la Chine, son plus gros marché avec environ 20% de ses livraisons. L'avionneur européen envisage d'équiper les cabines de ses A330 pour le marché chinois à Tianjin et d'y assembler des avions pour d'autres pays d'Asie.

Une visite dans un centre de recherche et de développement de Michelin à Shanghaï est prévue samedi. Michelin veut doubler son activité en Chine d'ici dix ans, grâce notamment à sa nouvelle usine géante de Shenyang, dans le nord-est du pays, afin de tirer parti du potentiel de croissance du premier marché automobile mondial.

La Chine, première puissance économique mondiale
La Chine, première puissance économique mondiale © Radio France

...Et de la diplomatie

Un mois après les attentats qui ont fait 17 morts en France, la lutte contre le terrorisme est au menu des entretiens de Manuel Valls, qui rencontrera le président chinois, Xi Jinping, et le président de l'Assemblée nationale populaire, Zhang Dejiang.

Il s'agit notamment de rassurer les investisseurs et les touristes chinois, dont le nombre augmente de 20% chaque année à Paris, selon Atout France. Le Premier ministre "veut signifier que la France est pro-business, qu'elle aime les entreprises, les investissements étrangers. Les Chinois, qu'ils soient touristes, entrepreneurs ou étudiants, sont les bienvenus en France", souligne Matignon.

L'autre volet diplomatique concerne les discussions en vue du sommet sur le climat de Paris (COP 21) à la fin de l'année. La contribution de la Chine, premier pollueur mondial, est "indispensable" pour parvenir à un accord contraignant, rappelle-t-on à Paris.

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