Les propositions du Médiateurs dans l'affaire taxi versus VTC
Les propositions du Médiateurs dans l'affaire taxi versus VTC © MaxPPP/La Dépêche du Midi/Thierry Bordas

Le médiateur nommé par le gouvernement pour résoudre la crise qui oppose VTC et taxis, propose la création d'un fonds d'indemnisation pour racheter les licences des chauffeurs partant à la retraite.

Laurent Grandguillaume vient de rendre ses propositions : huit pages d'explications et de suggestions et pour l'instant les réactions plutôt positives.

Les taxis indépendants, notamment, saluent une mesure phare : un fonds d'indemnisation qui serait créé pour racheter les licences des chauffeurs partant à la retraite. Des autorisations acquises souvent à prix d'or au démarrage, utilisées comme un investissement pour leurs vieux jours. Les nouvelles licences sont personnelles, elles ne se vendent pas. Mais les anciennes perdent leur valeur avec la nouvelle concurrence des VTC et Loti, véhicule de transport collectifs. Le fonds servirait à rembourser le prix d'origine, plus l'inflation. Il serait financé par une taxe sur le secteur. On parle de trois milliards d'euros maximum, mais Bercy ne confirme pas. La plateforme internet Uber a déjà proposé de participer à ce genre de système. Reste à voir jusqu'où.

Les chauffeurs Uber et les VTC semblent pour l'instant satisfaits . Leur existence est validée, reconnue comme créatrice d'emplois. Le médiateur demande en revanche que les forces de l'ordre contrôlent plus strictement le respect de la loi : paiement des impots et transport de plusieurs personnes pour les Loti. A moyen terme, le médiateur veut également que les VTC et Loti soient dotés de signalétiques inamovibles et inviolables, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui, les macarons étant amovibles.

Pour l'heure seuls les grandes centrales de taxi restent silencieuses . Mais plusieurs mesures pourraient leur déplaire.

Une réunion entre les représentants de la profession et les ministres des Transports, de l'Economie et de l'Intérieur, doit se tenir d'ici quinze jours pour faire un premier point sur la mise en oeuvre de ces propositions. Certaines mesures pourraient faire l'objet d'un décret.

►►► POUR EN SAVOIR PLUS : lire les propositions du Médiateur

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