Urgences à l'Hôpital de la Pitié Sallepétrière
Urgences à l'Hôpital de la Pitié Sallepétrière © MaxPPP/Guy Gios

Alors que l'Association des médecins urgentistes de France appelle à une grève illimitée à compter du 22 décembre, rejoignant les médecins libéraux en grève du 23 au 31 décembre, le ministère de la Santé tente de se réconcilier avec une profession en colère.

Les médecins urgentistes réclament une réduction et une revalorisation de leurs gardes. "On souhaite que notre temps de travail soit limité à 48 heures par semaine. On ne veut plus que les directeurs d'hôpitaux puissent exiger de nous 60 heures par semaine", a déclaré jeudi à Reuters Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Amuf. Pas question toutefois de ne pas assurer les soins comme prévu : "Chez nous, c'est simple, la grève c'est porter un badge. Il y aura les mêmes effectifs", assure l'Association.

Les urgences sont en train de craquer. Nous exigeons du gouvernement qu'il réponde à cette revendication que l'on pose depuis 2003 et qui n'est que la simple application d'une directive européenne. Il faut qu'on nous entende, aujourd'hui nous sommes fatigués. Les jeunes ne veulent plus venir dans ces métiers et une partie de nos collègues à 45-50 ans abandonnent le métier parce qu'ils n'en peuvent plus.

Ces revendications sont distinctes du projet de loi Santé que contestent les médecins libéraux. L'UNOF-CSMF, second syndicat de médecins, appelle à la fermeture de tous les cabinets de médecine générale du 24 au 31 décembre. La première organisation, MG France, demande pour sa part aux médecins généralistes de se mobiliser pour les mêmes motifs le 6 janvier prochain, date du quatrième anniversaire de la dernière revalorisation d'honoraires qui date de 2011.

Marisol Touraine doit rencontrer les médecins urgentistes mi-décembre, et l'Amuf espère donc "engager un rapport de force" pour peser sur les discussions.

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