Le site, qui voyait passer en moyenne 3,7 millions de connexions chaque mois, a disparu d'Internet après l'interpellation de sept personnes dans la région de Toulouse.

Le piratage de films et de séries est depuis plusieurs mois dans le colimateur des ayants droit
Le piratage de films et de séries est depuis plusieurs mois dans le colimateur des ayants droit © Reuters / Fred Prouser

L'annonce ne pouvait évidemment se faire que sur Internet. C'est donc sur Twitter que la gendarmerie nationale s'est félicitée de son récent coup de force contre un des sites de téléchargement illégal les plus courus en France, zone-telechargement.com.

Capture du compte Twitter Gendarmerie Nationale
Capture du compte Twitter Gendarmerie Nationale

Une arrestation menée par la section de recherches de Toulouse lundi dans la soirée, après une enquête du centre de lutte contre les criminalités numériques. Selon nos confrères de France Bleu Toulouse, cinq personnes sont actuellement en garde-à-vue. Et s'il s'agit bien des administrateurs du site, ils ne semblaient se douter de rien puisqu'ils postaient encore des messages sur leur page Facebook lundi en fin d'après-midi.

Internautes désemparés, amusés, agacés

Les autorités se sont saisies de l'affaire après la plainte il y a deux ans de l'ALPA et de la SACEM. Zone-téléchargement était devenue en cinq ans la bête noire des ayants droit de la musique et du cinéma, l'un des sites de téléchargement illégal les plus utilisés en France : 3,7 millions de connexions chaque mois, 11.000 visites par jour... Et un catalogue composé de milliers de références, avec des liens vers des films, de la musique, des jeux vidéo, mais aussi des mangas ou des applications pour smartphone. Mais surtout un sacré pactole pour ses tenanciers, pas franchement dans l'esprit de partage au vu des revenus générés par leur site, notamment des revenus publicitaires. Le site ZATAZ estime le chiffre d'affaires du site à 10 millions d'euros sur dix ans.

Ce qui a fait son succès, c'était l'accès direct à des liens de téléchargement. Et jusqu'ici, il échappait aux mailles de la HADOPI, pour peu qu'elle fasse encore peur, en n'entrant même pas dans son radar : l'autorité se contente de surveiller les plateformes de peer-to-peer.

Inutile de préciser que dans la nuit, beaucoup d'internautes ont exprimé leur colère sur les réseaux sociaux. Certains de manière humoristique...

...D'autres en lançant une réflexion plus large sur les meilleurs moyens de lutter à plus long terme contre ce type de sites.

Car il ne faut pas se le cacher, Zone-Téléchargement n'est pas le premier, ni certainement le dernier site à proposer ce type de téléchargements illégaux. D'ailleurs, en cherchant tout simplement "zone téléchargement" sur Google, on tombe sur l'un de ses homologues, habilement nommé "zone-telechargementS.com".

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