Le gouvernement a présenté ce lundi son projet de loi de finances pour 2021. Pour le premier poste de dépenses de l'État, à savoir l'éducation, la priorité est affichée sur le premier degré, qui va voir des créations de postes supplémentaires. Inversement, collèges et lycées voient leurs postes réduits.

Jean-Michel Blanquer, le 23 septembre dernier à l'Elysée
Jean-Michel Blanquer, le 23 septembre dernier à l'Elysée © AFP / GEOFFROY VAN DER HASSELT

Dans le projet de loi de finances pour 2021, le premier poste budgétaire de l'État, l'éducation, voit sa priorité confirmée sur le premier degré. Quelque 2039 postes seront créés dans les écoles : des emplois qui permettront de poursuivre le dédoublement des classes de grande section de maternelle, de CP, de CE1 en éducation prioritaire, et ailleurs de baisser l'effectif ces classes à 24 élèves.  

Les directeurs d'école bénéficieront aussi, grâce à ces postes, de décharges supplémentaires. Tout cela dans un contexte de baisse démographique : les classes seront donc allégées.  

Des baisses de postes remplacées par des heures sup au collège et lycée 

En revanche, collèges et lycées perdent 1 800 postes, et l'enseignement privé en perd 239. Et ces suppressions d'emplois seront compensées par des heures supplémentaires. Le ministère annonce l'équivalent de 3 000 postes en heures supplémentaires, et affiche un excédent de près de 1 000 postes pour le second degré.  

Mais c'est un peu comme soustraire des choux à des carottes : on ne peut pas comparer un emploi à son équivalent en heure supplémentaire. Les professeurs font déjà des heures sup et peuvent difficilement en absorber davantage : par exemple, en 2019, le ministère avait déjà augmenté le nombre d'heures supplémentaires... mais un tiers seulement avait pu être assurées.  

Alors que le nombre d'élèves va encore augmenter, avec 28 000 élèves en plus l'an prochain, la situation dans les collèges et les lycées risque d'être très tendue.

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