"C'est tout simplement faux", a répondu le ministre de l'Education nationale au micro de France Inter. L’histoire de l'immigration ne disparaîtra pas des programmes.

Sur l'antenne de France Inter, Jean-Michel Blanquer a qualifié d'infox, la disparition de l’histoire de l'immigration des programmes scolaires.
Sur l'antenne de France Inter, Jean-Michel Blanquer a qualifié d'infox, la disparition de l’histoire de l'immigration des programmes scolaires. © Radio France / capture d'écran, France Inter

Le démenti du ministre de l’Éducation nationale a été formel : l'enseignement de l'histoire de l'immigration ne disparaît pas des programmes scolaires. 

Au micro de France Inter, ce jeudi matin, Jean-Michel Blanquer a dénoncé avec fermeté ce qu'il a qualifié "d'infox". "C'est tout simplement faux", a-t-il martelé. "C'est incroyable. C'est incroyable de voir des tribunes d'historiens" écrites par des gens qui "devraient être à la pointe de la recherche de la vérité", et "s'exprimer en ayant des documents vérifiés avant de dire quoique ce soit" ne pas "obéire" à "cette déontologie". Le ministre vise notamment l'historienne Laurence De Cock.

"Je démens complètement.  C’est donc une infox.", a-t-il ajouté. Par ailleurs, Jean-Michel Blanquer a regretté qu'il y ait d’autres "infox" au sujet des futurs programmes scolaires.

Des fuites dans des documents de travail

"Il y a eu des fuites. Même les documents actuels ne sont pas valables en tant que sources pour être documentés", prévient le ministre qui assure que certains "ont été falsifiés sur internet". Il a enfin lancé un appel, en demandant "à tout le monde la plus grande prudence". Sans citer Laurence De Cock, Jean-Michel Blanquer estime que la professeure d'histoire "s’exprime beaucoup mais un peu vite peut-être".

Elle aurait aussi selon lui évoqué notamment la disparition de l’enseignement de la Révolution française dans l’enseignement technologique. Ce que le locataire de la rue de Grenelle a formellement démenti. Le ministre a enfin appelé au débat sur l’Éducation mais a regretté ces polémiques.

Le ministre fait référence à une tribune publiée sur le site Mediapart. La professeure d'histoire Laurence De Cock y évoque la mise en ligne de l’intégralité des projets de programmes d’histoire du lycée par le syndicat SNES. Dans l'un de ces documents, il apparaissait que l'histoire de l’immigration disparaissait des programmes scolaires. 

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