C'était une promesse de campagne d'Emmanuel Macron : interdire le portable à l'école et au collège. Une loi a été votée cet été. Rappel à la veille de la rentrée des classes.

La loi oblige désormais à garder son téléphone au fond du cartable quand on est à l'école
La loi oblige désormais à garder son téléphone au fond du cartable quand on est à l'école © Radio France / Martine Bréson

Elle prévoit l'interdiction de l'utilisation des téléphones portables.  Comment va-t-elle s'appliquer dès demain dans les établissements ?

C'est bien l'utilisation qui est interdite dans les établissements. 

Les élèves pourront continuer à avoir le portable éteint au fond du sac, ce qui se pratiquait déjà dans la plupart des cas.  

C'est surtout au collège qu'il faut faire la chasse aux smartphones. 

Les professeurs n'avaient pas le droit de confisquer les portables. Désormais la loi les y autorise et fixe un cadre juridique.   

Mais la nouvelle loi laisse le chef d'établissement le soin de définir toutes les modalités d'interdiction. Il pourra décider de modifier ou non le réglement intérieur, de fixer de nouvelles règles, d'installer éventuellement des casiers. Cette dernière solution sera peu appliquée car elle est trop difficile, trop coûteuse à mettre en place. 

Dans l'académie de Paris par exemple, sur 115 collèges, 2 seulement ont installé des casiers.

Dans un grand nombre de collèges, le nouveau texte ne fera en fait qu'entériner un principe déjà mis en oeuvre. Depuis la loi du 12 juillet 2010, le code de l'éducation précise en effet que le portable est interdit "durant toute activité d'enseignement et dans les lieux prévus par le règlement intérieur" de chaque établissement.

Reste que tous les problèmes liés à l'utilisation des portables, allant parfois jusqu'au cyber-harcèlement, ne pourront être réglés par la loi. "Selon moi, la principale dérive est l'usage que font les jeunes des réseaux sociaux sur leurs smartphones", juge Christophe Thomassin, à la tête d'un collège en Charente.   Or la loi "instaure à la fois de la prévention et de la répression" mais il manque, selon lui, un volet éducation au bon usage des téléphones portables".

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