Place forte des blocus étudiants au printemps dernier, la faculté de Paris-Tolbiac est de nouveau bloquée, mercredi 5 décembre. En plein mouvement des "gilets jaunes", cette fois, c’est l’augmentation des frais des étudiants étrangers qui est au centre de la contestation. Fermeture du campus Censier pour le même motif.

Assemblée générale du 4 décembre à Tolbiac
Assemblée générale du 4 décembre à Tolbiac © Maxppp / Alexis Sciard

À la suite du mouvement des "gilets jaunes", les blocages d'universités et de lycées se poursuivent partout en France cette semaine. À Paris-Tolbiac, les cours sont annulés depuis ce mercredi matin. Des "barricades" de tables et de chaises bloquent l'accès aux salles de classe. Dans l'après-midi, plusieurs centaines d'étudiants ont voté la "poursuite du blocage" au moins jusqu'à vendredi

Blocage également de Censier. Carle Bonafus Murat, président de l'Université Sorbonne Nouvelle - Paris 3, a confirmé la fermeture mercredi et jeudi "J’ai pris cette décision pour éviter que le blocage ne s’installe dans la durée, ou ne se transforme en occupation" explique -t-il, regrettant qu'en défendant la cause des étudiants extra-communautaires "on les empêche d’achever leur semestre dans la sérénité et de passer leurs examens" au "risque" de perdre leur visa ou leur bourse.

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Car la principale raison de la colère est ici l'augmentation annoncée des frais d'inscription à la faculté pour les étudiants étrangers hors-UE. Mi-novembre, le vice-président de l'université de Cergy-Pontoise, interrogé par France Inter, estimait que cette réforme pouvait être bénéfique. "Certains parents (notamment les Asiatiques) ne sont pas rassurés par le coût modique de l'université française. À partir du moment où la formation est quasiment gratuite, ils ont l'impression que l'enseignement n'a pas beaucoup de valeur", expliquait Patrick Courrilleau. 

Pourtant, si les Asiatiques représentent une large partie du contingent d'étudiants étrangers en France, ils sont loin d'être les premiers. Sur l'année 2016-2017, ils étaient près de 145 000, soit 45 % à être originaires d'Afrique. Comparativement, les Asiatiques étaient 52 000, soit 16 %.