Les associations étudiantes ont fait les comptes. Selon la Fage, le coût de la rentrée à l'université s'élèvera en moyenne cette année à 2361 euros. Une hausse de 3,21% en partie due à la crise sanitaire.

Selon la Fage, le coût de la rentrée à l'université sera en hausse de 3,21%
Selon la Fage, le coût de la rentrée à l'université sera en hausse de 3,21% © AFP / Hans Lucas / Valentino BELLONI

"C'est beaucoup d'appréhension la rentrée". Les premiers mots de Cécile, étudiante en licence informatique au Mans, sont pour dire ses inquiétudes face à cette période dont elle sait qu'elle est onéreuse. "Il faut refaire tous les stocks de fournitures, papiers, crayons, classeurs. Heureusement on m'a prêté un ordinateur, ça m'enlève une grosse épine du pied". Avec une centaine d'euros à peine sur son compte en banque (la crise sanitaire l'a privée d'une bonne partie de ses petits boulots habituels), Cécile sait que ce ne sera pas simple, du moins jusqu'au versement de sa bourse.

Les frais courants en forte hausse

Dans ses calculs, la Fédération des associations générales étudiantes pointe la forte augmentation des frais dits courants (loyers et charges, téléphonie et internet, transports, loisirs, consommation...). Au global, ils sont en hausse pour cette rentrée 2020 de 5,13%. Le logement reste le principal poste de dépenses des étudiants : autour de 660 euros en moyenne en Île-de-France, contre 490 euros dans les autres régions. Viennent ensuite la consommation et la complémentaire santé, le matériel pédagogique, des droits d'inscription et le transport.

Les frais de rentrée (inscription, assurance logement, fournitures) augmentent eux en moyenne de 1,52%.

Un effet "masques"

Mais pour cette rentrée universitaire 2020, la crise sanitaire est passée par là. Et la Fage anticipe un nouveau poste de dépenses, celui des masques à porter dans les universités quand la distance d'un mètre ne peut être respectée, ou tout le temps dans les bibliothèques. "C'est un coût qui représente selon nos calculs 31,75 euros par mois" explique sa présidente, Orlane François, "et cela n'est pas anodin, c'est l'équivalent de déjeuner au restaurant universitaire pendant deux semaines".

"Si l'université ne veut pas de mes masques en tissu personnalisés, et qu'elle impose des masques chirurgicaux, c'est sûr que ça va être une dépense en plus, dont je me serais bien passée", estime Pierre, étudiant à Strasbourg, "mais pour ça, si je me retrouve un peu juste, je sais que ma famille pourra me donner un coup de main". La Fage demande à ce que ce soit l'université qui fournisse ces masques, comme elle le fait pour les personnels et professeurs. 

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