Dans une interview au journal Le Parisien, Frédérique Vidal explique avoir demandé aux établissements de l'enseignement supérieur de faire durer les cours magistraux à distance l'année prochaine.

Frédérique Vidal
Frédérique Vidal © Radio France / Capture écran

Les dates de la rentrée ne seront pas décalées dans l'enseignement supérieur, mais les cours dans des amphithéâtres bondés ne seront plus possibles. 

La ministre de l'enseignement supérieur laisse beaucoup de latitude aux universités qui n'ont pas toutes les mêmes contraintes, en fonction de la configuration des bâtiments ou du nombre d'étudiants. Cela dépendra aussi de la situation sanitaire en septembre. Mais elles doivent anticiper dès maintenant, surtout s'il faut lancer des travaux pendant l'été, équiper des salles en systèmes de visioconférence. L'idée serait de maintenir un maximum de cours à distance, ce que les professeurs ont déjà fait depuis mars. 

Moins d'étudiants sur site et plus de sessions vidéo

Les cours en amphi pourraient avoir lieu avec moins d'étudiants pour respecter les distances. Le professeur ferait son cours en direct ou serait enregistré pour les autres étudiants qui suivraient de chez eux à partir d'une plateforme. C'est une organisation qui fonctionne déjà par exemple pour les étudiants en médecine très nombreux. Et ce sera nécessaire pour les étudiants internationaux qui ne pourront pas forcément venir en France dès le premier semestre. 

Les cours en amphi représentent environ un tiers du temps de formation. Le reste ce sont les TD, les travaux dirigés où les étudiants sont en plus petits groupes mais dans des salles plus petites. Là aussi, il faudra sans doute dédoubler les effectifs, avec un groupe A en présentiel, un groupe B à distance, imaginer des systèmes pour que les professeurs puissent répondre aux questions des étudiants. L'enjeu sera d'éviter que les jeunes décrochent, surtout en première année, ceux qui arrivent à l'université. 

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