Un an après avoir annoncé un partenariat avec un opérateur télécom kenyan, Google va tester dans les prochaines semaines son projet Loon au Kenya. Des ballons gonflables de la taille d'un terrain de tennis capables de connecter à Internet des millions d’habitants de régions isolées.

Avec ses ballons gonflables, Google souhaite développer internet dans le monde entier
Avec ses ballons gonflables, Google souhaite développer internet dans le monde entier © AFP / ANDREJ SOKOLOW / DPA / DPA PICTURE-ALLIANCE

La firme japonaise Softbank a investi près de 110 millions d’euros l’an dernier dans cette technologie prometteuse qui n’a pas encore convaincu tous les opérateurs. Google a déjà testé avec succès son projet Loon au Pérou après un tremblement de terre et à Porto Rico après l’ouragan Maria. Alors que toutes les connexions étaient coupées, Loon a pu reconnecter les habitants à Internet avec ses ballons. 

Mais Google veut montrer avec cette nouvelle étape que le marché pour ses sphères gonflables dépasse les situations d’urgence. L'opérateur Telkom Kenya, troisième du pays, pourra désormais connecter au réseau 4G des villages de montagne, là où l’installation d’antennes-relais coûte trop cher.

Une durée de vie limitée

Chaque ballon, gonflé à l’hélium et flottant dans la stratosphère, assurerait une couverture internet sur 5000 km2.  Mais les batteries fonctionnent à l’énergie solaire et ne marcheront donc pas dans toutes les régions du globe. La connexion peut être aussi perdue en cas de vents trop violents.

Par ailleurs ces ballons à plusieurs dizaines de milliers d’euros, doivent être remplacés tous les cinq mois à cause de la dégradation de son enveloppe plastique. 

Si le prix et la fiabilité du système finissent tout de même par convaincre les opérateurs, Google sera doublement gagnant. D’abord, le géant de la Silicon Valley diversifiera ses sources de revenus. Ensuite, il profitera des nouvelles recettes publicitaires générées par l’arrivée de millions d’internautes sur la Toile. 

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