Pour cette dernière traversée, rencontre avec un passionné d’Orient. André Miquel, traducteur, nous guide parmi les multiples récits des Mille et une Nuits

Richard Greene et Yvonne De Carlo dans "L'aigle du désert" en 1950
Richard Greene et Yvonne De Carlo dans "L'aigle du désert" en 1950 © Sipa / Ronald Grant/ Mary Evans

Alf Layla wa Layla : Mille et une nuits… Le titre a lui seul donne envie que le soleil se couche pour ne plus jamais se lever… C’est au fond ce qu’espérait Shéhérazade, elle qui, le soir venu, racontait des histoires à son mari assassin pour éviter qu’il ne la tue à l’aube…

Grâce à elle, la nuit devient le lieu de tous les possibles : les chevaux peuvent voler, les démons sortent des flacons, et les portes s’ouvrent si on leur parle…

Ce qui est étonnant, c’est que ce livre fut l’un des textes fondateurs de la littérature arabe, alors même qu’il nous vient… des Indiens et des Perses !

Après avoir fasciné Voltaire, Stendhal, Poe, Borgès, et même Proust, ce récit sans fin a ensorcelé André Miquel…

Professeur au Collège de France, il a fait de l’arabe sa deuxième langue et a magnifiquement traduit Les Mille et une nuits avec son ami Jamel Eddine Bencheikh, dans la collection de la Pléiade.

Pour cette dernière émission de l’été, il m’a reçue chez lui et m’a parlé de ce qu’il préfère : du désir, évidemment, et des splendeurs de l’imagination.Les mill

Livre

Les Mille et une nuits, traduites et présentées par André Miquel et Jamel Eddine Bencheikh

Films

Les Mille et une nuits de Miguel Gomes, volumes 1, 2 et 3, Shellac

Les Mille et une nuits de Pier Paolo Pasolini, Carlotta Films

Titres musicaux****

Mashrou Leila, « Skandar Maalouf »

Archives et extraits sonores

1/ Un extrait des Mille et une nuits par le conteur Nacer Khemir, Nuits Magnétiques, octobre 1991

2/ Extrait du film Les Mille et une nuits de Miguel Gomes, avec les voix françaises de Laure Grandbesancon et d’Eric Hauswald

3/ Intervention de Jamel Eddine Bencheikh sur la féminité dans les Mille et une nuits, Nuits Magnétiques, octobre 1991

4/ Lecture du prologue des Mille et une Nuits par Laure Grandbesancon

La lecture d’André Miquel

Les Mille et une Nuits, extrait de la 846eme nuit, chant de Masrûr :

« C’est une pleine lune dans tout l’éclat de sa beauté,

parmi les parfums qui montent des fleurs,

Le myrte, l’églantine et aussi la violette,

et toutes les senteurs flottant dans la ramure.

O jardin où toutes beautés se confondent,

dans un bouquet de fleurs et de rameaux !

Et elle, pleine lune, brille dans l’ombre des feuillages,

tandis que les oiseaux chantent la plus douce des mélodies,

Tourterelle, rossignol ou ramier,

et le bulbul aussi, qui ravivent mes peines.

L’amour est là, en plein cœur, et me laisse égaré

de tant de beauté, comme un homme ivre ».

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