Rediffusion

Anne Nivat
Anne Nivat © Hannah Assouline

On croise des destins singuliers, parmi les grands reporters. Singuliers… Solitaires… Seuls…

A côté des journalistes qui chassent l’information en meute, partent vite, reviennent tout aussi vite pour servir leur plat de news tout chaud sur la table du 20h quand le dîner commence, il se trouve des reporters pour prendre le temps de voir et d’écouter en se fondant dans le paysage, attentifs et attentives aux joies et aux douleurs des populations locales... Ceux-là revendiquent le droit à la lenteur.

C’est vêtue en Tchétchène, en Afghane, en Irakienne… logée chez l’habitant (surtout pas à l’hôtel) qu’Anne NIVAT a couvert à son rythme et au plus près les guerres de ces vingt dernières années. Elle a travaillé pour Libération, pour Le Point, mais aussi pour le New York Times et le Washington Post.

En 2000, Anne NIVAT s’est vue décerner le Prestigieux Prix Albert-Londres pour son récit intitulé "Chienne de guerre : une femme reporter en Tchétchénie ". Elle a signé une quinzaine de livres.

Anne NIVAT, c’est la réputation d’une forte personnalité ; une "grande gueule" (diraient certains) une "emmerdeuse" qui voit où est l’entrée du club et qui évite soigneusement d’en passer le seuil.

"Grand reporter" / "Grande reporteure" : Oui mais pas à n’importe quel prix. Pas en cédant à la caricature du baroudeur revenu de tout ; pas en devenant plus apte à commenter qu’à voir, à écouter… et à rapporter.

Alors ?... Atypique, Anne NIVAT ?...

Vous avez une heure pour en juger.

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