Jean-Pierre Perrin
Jean-Pierre Perrin © Editions Fayard / Jean-Marc Gourdon

Journaliste et universitaire, Samir KASSIR était l’éditorialiste du quotidien libanais AN-NAHAR quand une bombe commandée à distance l’a fait taire à jamais. C’était il y a près de 10 ans,

le 2 juin 2005 . Avant d’être assassiné, cet observateur précieux du monde arabe luttait (par l’encre et par les mots) pour la démocratie et la laïcité. Il dénonçait la répression en Syrie, le pays de sa famille maternelle. Ses articles déplaisaient à Bachar EL ASSAD.

Aujourd’hui dimanche 3 mai, c’est la journée mondiale de la liberté de la presse . Samir KASSIR ne doit pas être oublié.

Samir KASSIR avait un grand ennemi : …le dictateur syrien. Il avait aussi, fort heureusement, de nombreux amis. C’est l’un d’eux que je reçois aujourd’hui.

Spécialiste du Proche et du Moyen-Orient,Jean-Pierre PERRIN est grand reporteur à "Libération" . En près de 40 ans, il a couvert la guerre soviéto-afghane, la révolution iranienne, le sanglant conflit Irak-Iran, la chute de Saddam HUSSEIN à Bagdad, l’espoir souvent déçu des "printemps arabes" et l’interminable hiver syrien.

Jean-Pierre PERRIN, pourtant, n’a jamais été considéré par ses pairs comme un "chien de guerre" seulement attaché à la cruauté des faits. Ce journaliste du chaos est réputé pour son calme, pour l’attention portée aux êtres humains qu’il rencontre, pour la précision de son vocabulaire, la qualité de son écriture "descriptive" et pour sa fidélité en amitié. Jean-Pierre PERRIN a publié une quinzaine de livres. Le dernier en date, "La mort est ma servante" , est sous-titré : "Lettre à un ami assassiné" . Cet ami, c’était Samir KASSIR… Samir , à qui cette émission est dédiée.

Jean-Pierre Perrin
Jean-Pierre Perrin © Radio France

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