Annick Cojean
Annick Cojean © DR

Que l’on soit femme ou homme, c’est la même chose. On dit, sans distinction, « UN grand reporter », signe (peut-être) que pour le plus grand nombre, ce journalisme des sommets sent la testostérone, certainement pas la rose.

Loin des stéréotypes masculins, les grandes reporteu(res) n’auront pas attendu que les mentalités changent pour imposer leur touche, leur écriture, leur courage et leur humanité.

D’une première rencontre avec Annick COJEAN, on retient un sourire posé sous des yeux clairs encadrés d’une chevelure abondamment rousse ; elle arrive à la vitesse du vent, un vent de sud-ouest qui apporterait chaleur et beau temps. Un reportage en cours, un article à écrire pour LE MONDE, une émission de télévision à présenter sur FRANCE 5, une bonne œuvre à soutenir… A peine arrivée, elle repart… Annick COJEAN pourrait être le fruit d’une liaison fugace entre Alice au Pays des Merveilles et le Lapin Blanc à redingote, ce compulsif de la montre à gousset.

Alice… Annick… C’est la même curiosité, la même attirance vers « l’autre côté du miroir » , l’irrépressible besoin de faire tomber les masques, de donner un sens aux apparences les plus absurdes… Annick COJEAN, c’est une plume de conteuse, l’une des plus sûres de la rédaction du Monde. Ses collègues les mieux intentionnés disent de cette grande reporteu[re ] qu’elle saurait « rendre intéressant le fait le plus insignifiant » .

Et quand elle ne court pas le monde, Annick COJEAN préside la Légion d’Honneur du grand reportage, l’association du Prix Albert-Londres .

Elle est donc ici chez elle. Avec nous. Avec vous.

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