Renaud Girard en Afghanistan
Renaud Girard en Afghanistan © DR - Paul Assaker / Paul Assaker

Prenez les grands reporters un par un, faites-les parler : chacun déroule une histoire personnelle, à l’aune de laquelle apparaît un regard singulier porté sur l’actualité, un esprit d’analyse, un tropisme, une éthique, un art de l’anticipation, une attitude face au péril, une façon de voir l’humanité.

Avec en tête un objectif (témoigner), le reporter imprime sur tout sujet traité la subjectivité née de son hérédité, de son éducation, de ses fréquentations, de sa personnalité.

L’histoire de mon invité d’aujourd’hui, grand reporter et chroniqueur au FIGARO, apparaît -de prime abord- assez désarmante. Français né à New York, il a fréquenté les bancs du prestigieux lycée parisien Louis-LEGRAND avant d’aligner Normale Sup’ et l’ENA.

Un énarque grand reporter, il n’y en a pas tant que ça. Plutôt que de s’orienter vers la préfectorale, il a pris le large pendant trente ans partout où l’histoire s’est écrite en direct ; il est allé voir au plus près : en Afghanistan, à chypre, en Asie-centrale, au Cambodge, au Maghreb et au Sahel, dans les Balkans, au Proche et au Moyen-Orient, en Afrique subsaharienne, dans le Caucase.

Mon invité se nomme Renaud GIRARD . Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre en 2008, Gand Prix de la presse internationale l’an dernier, il lui arrive aussi de publier des livres. Le dernier en date est un échange épistolaire avec le philosophe Régis DEBRAY autour de cette question : "Que reste-t-il de l’Occident ?"

Ecoutez-le. Vous entendrez la doctrine d’un homme qui raisonne à partir de ce qu’il a vu.

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