Florence Aubenas
Florence Aubenas © Patrice Normand

Son nom, son sourire, son allure, cette façon de s’avancer avec l’air de se faire pardonner d’être là, son phrasé (son humour) vous sont très certainement familiers. Si vous ne connaissiez pas son travail, vous l’avez découverte, elle, un jour de juin 2005, à peine descendue de l’avion qui la ramenait de Bagdad où on l’avait enlevée cinq à six mois plus tôt avec son accompagnateur irakien. Devant les caméras, elle avait tout de la bonne copine qui fait le show un jour de fête-anniversaire.

Elle, c’est Florence AUBENAS (Faut-il dire "AUBENA" ou "AUBENASSS" ?). Grand reporteur à "Libération" puis au "Nouvel Observateur" , et à présent au "Monde" , elle a fait voyager son sac au Rwanda, au Kosovo, en Algérie, en Irak, en Afghanistan, en Syrie. Elle y a brillé par son travail, c’est sûr… mais c’est en France, tout aussi sûrement, qu’elle a gagné ses quartiers de noblesse journalistique en suivant, ces onze dernières années, les trois grands procès du désastre judiciaire d’Outreau… ou en se glissant dans la peau d’une chômeuse non qualifiée obligée de nettoyer les toilettes des ferrys sur le quai de Ouistreham pour gagner une misère.

Solitaire et solidaire : telle est Florence AUBENAS. Soucieuse d’explorer et de mettre en lumière les tréfonds de l’humanité ; soucieuse de témoigner. Journaliste et citoyenne engagée, elle dit des grands reporteurs (et donc d’elle-même) : "Nous sommes des spécialistes de l’inattendu " .

Il faut le reconnaître : Florence AUBENAS s’est souvent trouvée là où on ne l’attendait pas. D’ailleurs, les mois passant, on ne l’attendait plus à ce micro. Toujours en partance. En cet avant-dernier dimanche de l’année radiophonique, elle est pourtant bien là… et nous avec elle.

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