Manon Loizeau
Manon Loizeau © cc

Si Manon Loizeau devait épingler sur sa poitrine toutes les distinctions qu’elle a reçues ces vingt dernières années, elle ressemblerait à un vieux général de l’Armée rouge soviétique, elle croulerait sous la breloque. Elle collectionne les prix et s’en réjouit mais garde les pieds sur terre. Ses plus belles récompenses, elle le sait, résident dans ses reportages, ses films-documentaires qui éveillent ou réveillent les consciences… qui témoignent de l’horreur d’une dictature, d’une guerre… qui font le récit d’une absurdité diplomatique ou culturelle… qui nous contraignent enfin à ouvrir les yeux sur ce que l’on aimerait ne pas voir.

Manon Loizeau aime tant la Russie qu’au risque d’aller au-devant de graves ennuis, elle souligne infatigablement les travers de ses dirigeants. On la dit « russophile et poutinophobe » . Elle nous dira si c’est vrai.

Grand reporter, grand témoin de la misère humaine (misère des femmes, surtout), on l’a déjà arrêtée et interrogée. Comment donc Manon Loizeau s’en est-elle tirée ?

Lui est-il arrivé d’avoir peur ?... Oui, en Syrie. A ce propos, elle parle de « sensation de mort immédiate » . Mais qu’entend-elle par-là ?

Quel regard porte-t-elle sur le monde qu’elle a vu de si près, que retient-elle de son métier ?...

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