Joseph Kessel, la vie jusqu'au bout
Joseph Kessel, la vie jusqu'au bout © Editions Transboreal

Joseph Kessel est né deux fois ! Une première le 10 février 1898, où au fin fond de la pampa argentine résonne son cri primal, et une seconde fois le 14 juillet 1919, où il réalise son premier reportage pour le séculaire ‘’Journal des débats’’ qui lui offre sa première ‘’une’’ pour sa couverture du défilé victorieux sur les Champs Elysées. Il y découvre, comme l’écrit son dernier biographe, notre invité l’écrivain envouté par les Steppes d’Asie Centrale, Marc Alaux , ‘’sa vocation pour ce métier d’instinct !’’

Kessel, qui ne détestait rien de plus qu’on le prénomme Joseph, ‘’Jef’’ pour les intimes donc, est l’homme aux quelques 80 manuscrits de romans édités, et à la foultitude de reportages publiés dont la sélection, composée par l’auteur lui-même, tient en 6 tomes et plus de 2200 pages. Marc Alaux résume ainsi le personnage de légende : ‘’un journaliste de métier, un écrivain par vocation’’ Et son ami Georges Walter affirmera : ‘’Il a été un grand journaliste parce qu’il était un grand écrivain avant tout’’.

Kessel s’inscrivait volontiers lui-même dans la lignée des Conrad, Kipling, Stevenson ou London, et disait, à qui voulait bien l’entendre, que ‘’le reportage et le roman se complètent et sont étroitement liés ’’. Et il livrait cette réflexion, dans un article de Combat en juin 1969 : ‘’En vérité où commence donc, où finit le reportage ? Combien d’écrivains font de longues enquêtes avant d’écrire un roman ! Tout Zola, c’est un reportage’’. Celui que ses confrères journalistes baptisèrent ‘’l’Empereur’’, avait toutes les qualités désirables pour cette dernière rencontre du ‘’116 rue Albert Londres’’. Vous êtes sur France Inter. Et le ‘’116’’ va rencontrer ‘’Jef’’.

Marc Alaux
Marc Alaux © Laurent Barroo

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"Joseph Kessel, La vie jusqu’au bout"

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Marc Alaux © Laurent Barroo

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