Alain Le Gouguec
Alain Le Gouguec © Radio France / Christophe Abramowitz

Bienvenue

au "116 rue Albert-Londres"…

Depuis le 31 août, de 16h à 17h chaque dimanche, cette émission vous propose d’entendre les témoignages de grands reporters. Qu’ils soient femmes ou hommes, rédacteurs ou photographes, journalistes de radio ou de télévision, employés à temps plein par une rédaction ou reporters indépendants, correspondants de guerre ou non, ils perpétuent la tradition (posée par Albert-Londres) d’un journalisme d’immersion qui ignore les frontières, qu’elles soient géographiques ou sociales.

Dorothée OLLIERIC, Eric BOUVET, Julie MARIE LECONTE, Philippe RANDE, Ludovic PIEDTENU, Raphaël KRAFFT, Jean-Paul MARI, Annick COJEAN, Jonathan RANDAL, Marie DORIGNY, Marie-Amélie CARPIO, Edith BOUVIER ont accepté (avec une grande modestie) de livrer leurs souvenirs, leurs considérations sur le grand reportage et le journalisme en général. Ils ont parlé de leurs doutes et de leurs peurs. Ils ont parfois dévoilé leurs blessures, ce métier n’en est pas exempt, tant physiquement que psychiquement.

Ce qui va suivre est une sélection, un "florilège" construit à partir des neuf premiers numéros de "116 rue Albert-Londres" , les diffusions des mois de septembre et octobre. J’ai choisi ces extraits car ils ont posé le ton et le rythme de l’émission que vous écoutez peut-être chaque dimanche et qui ne poursuit qu’un but : derrière les mots, les images et les voix, vous faire découvrir les grands reporters… et par là même promouvoir la liberté d’informer, cette liberté qui permet de vérifier l’existence de toutes les autres.

Dorothée Olliéric à Kaboul
Dorothée Olliéric à Kaboul © DR Dorothée Olliéric

31 août 2014 , Dorothée OLLIERIC est la toute première invitée de "116 rue Albert-Londres" . Grand reporter à France 2, elle arpente le monde depuis plus de 20 ans.

Après un mois de juillet et des vacances en famille avec son mari et leurs deux enfants, Dorothée a repris le travail en août en retrouvant la guerre… à Gaza, puis en Ukraine d’où elle revient tout juste afin de ne pas manquer la rentrée des classes.

Nous évoquons ses souvenirs de reportage : les bons souvenirs, bien sûr, mais aussi les plus terrifiants…

> Pour réécouter l'entretien dans son intégralité, cliquez-ici

Eric Bouvet, Photographe 4
Eric Bouvet, Photographe 4 © DR Eric Bouvet

7 septembre . "116 rue Albert-Londres" reçoit le photoreporter indépendant Eric BOUVET.

En plus de 30 ans de métier, il a couvert toutes les guerres.

Il était Place Maïdan, à Kiev, dans les heures les plus sanglantes de la révolution ukrainienne.

Julie Marie-Leconte en Irak
Julie Marie-Leconte en Irak © DR Julie Marie-Leconte

14 septembre . Dans le studio 521, j’accueille trois reporters trentenaires de Radio France. Ils ont couvert les principaux évènements de l’été.

Habituellement en poste en Seine-Saint-Denis pour 107.1, la radio francilienne de France Bleu, Julie MARIE-LECONTE effectuait un remplacement à la rédaction de France Info depuis 4 jours à peine quand on l’a envoyée à ERBIL, au Kurdistan irakien, loin, très loin de la banlieue de Paris.

Philippe Randé
Philippe Randé © Radio France

A ses côtés, deux autres reporters trentenaires de Radio France : Philippe Randé (de France Inter) et Ludovic Piedtenu (de France Culture).

Philippe Randé a passé une partie de l’été dans les combats de l’est de l’Ukraine. Son expérience de la guerre ne cesse de s’étoffer. Pour autant, il n’en oublie pas l’archipel des Philippines, la ville de Tacloban entièrement dévastée par le super-typhon "HAIYAN" en novembre 2013.

Ludovic Piedtenu
Ludovic Piedtenu © DR Ludovic Piedtenu

Troisième reporter trentenaire de Radio France invité au micro de "116 rue Albert-Londres" : Ludovic PIEDTENU .

Au cours de l’été, il a –pour la première fois de sa vie professionnelle- vu la guerre de près, à GAZA.

R. Krafft alias Captain Teacher
R. Krafft alias Captain Teacher © DR Raphaël Krafft

21 septembre .

On dit parfois de Raphaël KRAFFT qu’il est un "cyclo-reporter" . Ses reportages, très souvent, il les accomplit à vélo, à travers le Proche-Orient en crise, dans la France gagnée par les succès électoraux du Front national, au Brésil, pendant la Coupe du monde de football.

En 2009-2010, ce journaliste atypique range sa bicyclette et accepte une proposition de l’armée française. Il s’en va monter une radio en langue pashto dans l’Afghanistan en guerre. Il endosse alors l’uniforme de la Légion Etrangère avec le grade de "Capitaine".

Question : peut-on être à la fois journaliste et militaire ?

Raphaël KRAFFT a écrit le récit de cette expérience afghane sous l’uniforme de la Légion. Son titre : "Captain Teacher" , aux Editions Buchet-Chastel.

Jean-Paul MARI en Afghanistan
Jean-Paul MARI en Afghanistan © DR Jean-Paul MARI

28 septembre .

Depuis une trentaine d’années,Jean-Paul MARI (qui vient de quitter l’OBS) couvre journalistiquement toutes les guerres, ou presque. Il le fait sans dommage apparent : il n’a jamais été touché dans sa chair, ni par une balle, ni par un éclat d’obus.

Le 8 avril 2003, il est à Bagdad. La capitale irakienne est investie par les troupes américaines. Un char tire en direction de l’Hôtel PALESTINE où il se trouve. Des journalistes sont touchés. Jean-Paul MARI veut secourir les blessés. En se penchant sur le corps du cameraman ukrainien Taras PROTSIUK, il voit soudain ce qu’il définit comme "un flash nacré" .

L’enquête de Jean-Paul MARI sur le Syndrome de Stress Post-Traumatique est compilée dans un livre intitulé "Sans blessures apparentes" , chez Robert-Laffont.

Annick Cojean
Annick Cojean © DR

Le 5 octobre , Annick COJEAN , grand reporter au "Monde", est invitée au "116 rue Albert-Londres".

Depuis plusieurs années, elle enquête sur le viol utilisé comme "arme de guerre", tant en République démocratique du Congo qu’en Libye et en Syrie. En 2012, elle a publié "Les proies" sur les agissements sexuels du dirigeant libyen Mouammar KADHAFI. Livre traduit en une quinzaine de langues.

Jon Randal
Jon Randal © Daniel Fouray

12 octobre.

L'équipe se transporte en Normandie à l’occasion du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.

Cette année, le président du jury est l’Américain Jonathan RANDAL .

Cet ex-grand reporter très expérimenté et très respecté a 81 ans. Il observe l’évolution du journalisme (l’évolution technologique, surtout) avec curiosité… Il constate qu’en reportage on ne prend plus le temps de vivre et de réfléchir comme avant...

Marie Dorigny à Saint-Brieuc
Marie Dorigny à Saint-Brieuc © Geneviève Delalot

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19 octobre : deux invitées, deux femmes au micro de "116 rue Albert-Londres" , une photographe et une rédactrice.

Marie DORIGNY et Marie-Amélie CARPIO parcourent le globe pour montrer et dénoncer l’accaparement des terres agricoles dans les pays pauvres par des multinationales et par de riches propriétaires de terrains étrangers. Elles rentrent du Mozambique.

Marie-Amélie Carpio
Marie-Amélie Carpio © DR

Avant de s’assigner cette mission, elles se sont intéressées à la condition des femmes et des enfants dans le monde.

Marie DORIGNY le reconnaît : ses sujets d’investigation agissent parfois sur son moral…

Edith Bouvier
Edith Bouvier © DR

26 octobre ,Edith BOUVIER témoigne au micro de "116 rue Albert-Londres" .

L’émission a été enregistrée pendant le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre.

Edith BOUVIER, c’est cette jeune femme qui a été grièvement blessée à la jambe en Syrie, à HOMS début 2012, lors du bombardement d’un bâtiment de l’Armée Syrienne Libre, l’opposition à Bachar EL ASSAD. Près d’elle ce jour-là, sa consœur américaine Marie COLVIN a été tuée, ainsi que le photoreporter français Rémi OCHLYK.

Il a fallu dix jours pour sortir clandestinement Edith BOUVIER, blessée, de Syrie.

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