Parmi les dix hommes venus attaquer Paris, il y a trois Français, les tireurs du Bataclan, quatre hommes qui ont grandi en Belgique, comme les trois tireurs des terrasses des Xe et XIe arrondissements, et deux Irakiens, devant le Stade de France. Tous ont intégré le groupe État islamique en Syrie ou en Irak, plus ou moins longtemps. Le seul qui n’a pas fait le voyage, Salah Abdeslam, est aussi celui qui a pris la fuite, sans que l’on sache encore s’il a renoncé à commettre un attentat dans le métro, ou dans le XVIIIe arrondissement, ou si sa ceinture explosive n’a pas fonctionné.

Tout le monde à Paris se souvient de ce qu’il faisait le soir du 13 novembre. 

Je venais de coucher ma fille quand j’ai entendu les sirènes des véhicules de secours. J’habite à peu près à mi-chemin entre le stade de France, et les terrasses du Xe arrondissement. La première chose que j’ai faite, c’est d’appeler la radio, et de l’allumer.

Ce que l’on sait c’est que des coups de feu ont été entendus à trois endroits différents du Xe et XIe arrondissements de Paris. Rue de Charonne justement, six corps sont étendus au niveau du numéro 90 et les riverains jettent des draps pour recouvrir ces corps.

Moi j’ai simplement vu un homme, avec une kalachnikov, voilà, qui se baladait et tirait, sur les gens, au hasard comme ça…

A France Inter, on ne sauve pas des vies, on n’arrête pas des terroristes, mais dans un moment comme celui-là, c’est essentiel de savoir ce qui se passe, alors avec mes collègues, on est tous revenus travailler.

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13 novembre, l'enquête 

  • Réalisation : Anne- Sophie Ladonne, Céline Illa et Fanny Bohuon
  • Mixage : Julien Michel
  • Musique : « Hivernelle » par Yakie 

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