Huit jours avant l'armistice du 11 novembre 1918, l'insurrection des marins et des ouvriers de Kiel marquaient le début de la révolution de 1918-1919 en Allemagne, conduite contre la guerre et ses séquelles. Retour sur le rôle joué par le révolutionnaire Max Hölz, et la mémoire de "1918" en Allemagne.

A quelques jours de la signature de l'armistice et la formation de la République allemande, des marins mutins armés de Kiel défilent à Friedrichstrasse, Berlin.
A quelques jours de la signature de l'armistice et la formation de la République allemande, des marins mutins armés de Kiel défilent à Friedrichstrasse, Berlin. © Getty / Three Lions/Hulton Archive

En partenariat avec La Mission du centenaire de la Première Guerre mondiale, le quotidien La Croix et RetroNews, le site de presse de la Bibliothèque nationale de France nous partons aujourd'hui en Allemagne, en plein après-guerre, pour tenter de visualiser quels furent les impacts directs de la fin du premier conflit mondial dans le pays.

Articles de presse et textes d'époque à l'appui, l'historien Nicolas Offenstadt et Ali Baddou vous proposent de redécouvrir, au plus près des événements, comment les Allemands ont vécu "1918" ; comment naît cet esprit révolutionnaire orienté contre la guerre qui caractérise les premières années allemandes de l'après-guerre, et aboutira à la proclamation de la République de Weimar.

Entretien avec Nicolas Offenstadt en 4 temps : 

  • L'Allemagne au sortir de la guerre

Le pays déplore 2 millions de morts et connait une situation économique désastreuse qui pèse énormément sur la société allemande, en particulier le monde ouvrier qui ne tarde pas à exprimer ses désillusions et sa colère. 

  • Insurrection de Kiel le 3 novembre 1918

Exténués par la guerre, craignant que l'Allemagne refuse de capituler et ne signe la paix rapidement, marins et ouvriers du port de la ville de Kiel s'insurgent contre la guerre. Le mouvement s'embrase et finit par gagner Berlin où d'autres conseils d'ouvriers se forment avec pour mot d'ordre : la fin de la guerre et la proclamation de la République. 

  • Max Hölz, zoom sur un révolutionnaire allemand

Arrêtons-nous sur un personnage peu connu qui a pris part à cette révolution et qui a pourtant joué un grand rôle à ce moment là, en menant des actions locales, comme dans le cadre du soulèvement de la Ruhr, alors occupée par la France et la Belgique. 

  • Quelle mémoire de "1918 en Allemagne" ? 

Alors que le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale approche, la question de la signification du "11 Novembre" pour l'Allemagne se pose. Quels souvenirs, quelles représentations en garde-t-elle ?

Découvrons ce que notre monde, celui de 2018, doit à 1918 !

Soyez les bienvenus pour ce premier entretien avec l'historien Nicolas Offenstadt, maître de conférences à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Grande Guerre, invité d'Ali Baddou

Pour aller plus loin

Tout l’été, Nicolas Offenstadt tient également une chronique dans le quotidien La Croix

Badia Gilbert, Les Spartakistes. 1918, l’Allemagne en Révolution, Paris, Julliard, 1966.

Jardin Pierre, Aux Racines du mal. 1918, le déni de la défaite, Paris, Tallandier, 2005. 

Kinzler Sonja, Tillmann, Doris (dir), 1918, Die Stunde der Matrosen. Kiel und die deutsche Revolution, Darmstadt, Theiss-WBG, 2018.

Hirschfeld Gerhard, Krumeich Gerd, Renz Irina, 1918, Die Deutschen zwischen Weltkrieg und Revolution, Berlin, Ch. Links, 2018. 

Les souvenirs de Max Hölz : Un rebelle dans la Révolution, Paris, Spartacus, 1988. 

  • Autres liens 

Nicolas Offenstadt, sur les traces de la Grande Guerre (La Croix)

Observatoire du centenaire de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

L'Encyclopédie de la Grande Guerre (en anglais)

Programmation musicale

  1. Feu ! Chatterton - L'oiseau  
  2. The Doors - Alabama song (whisky bar)
  3. Anna Calvi - Don't beat the girl out of my boy
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