L'homme s'approprie le drone... Pas le drone militaire mais le civil ! En vente libre, tout le monde peut s'en procurer un et pourquoi pas le faire voler au dessus d'une centrale nucléaire.

Treize centrales ont été survolées ces dernières semaines. Et les auteurs courent toujours ... pourtant il s'agit d'un délit passible de 75 000€ d'amende et d'un an de prison.

Les hommes et les drones sont actuellement en train de s’apprivoiser. Je ne parle pas des drones militaires dans l’œil desquels il est préférable de ne pas se situer. Je parle des drones civils, ces gros insectes à hélices, pouvant tout de même peser plus de 25 kilos.

Au mois de juin pour la première fois, un lycéen a été condamné à une amende de 400 euros pour avoir survolé en drone la ville de Nancy avec une caméra. Un touriste a écopé de la même peine en septembre dernier pour survol du parvis de Notre-Dame. Et surtout, nous l’avons appris cette semaine, 13 sites nucléaires, dont Fessenheim, ont été survolées la nuit par ces engins . Au-dessus d’une centrale nucléaire, un drone standard peut transporter (ou larguer) une charge suffisante pour mettre en danger les installations .

Mais on ne trouvera sans doute pas les coupables. Pourquoi ?

Parce que les drones civils, y compris ceux qui pèsent de plus de 25 kg, sont en vente libre .

Le vendeur n’est pas tenu de vous demander votre licence de pilote ou vos qualifications. Pas même votre identité

Cette liberté s’explique peut-être par le fait que la France est un des leaders dans la conception et la fabrication des drones. Quoi qu’il en soit, en acheter un, ou même plusieurs, de belle taille est facile. Mais les faire voler avec caméra ou dans des zones habitées est une autre affaire. C’est une opération soumise à des règles complexes : Il faut au minimum une licence de pilote d’ulm, et au maximum une licence de pilote d’avion ou d’hélicoptère.

Mais concrètement, piloter un drone sans autorisation est toujours possible, même si c’est une infraction !

Et comme le drone n’est pas rattachable à l’identité d’une personne et n’est pas immatriculé comme un avion, on est aujourd’hui dans la situation potentielle d’un trafic aérien sans tour de contrôle et sans identification des avions .

Souhaitons donc, comme nos ancêtres les Gaulois, que le Ciel - et ce qui s’y trouve - ne nous tombe pas sur la tête !

Drone
Drone ©
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.