Let’s groove, Mesdames et Messieurs les auditeurs, C’est le printemps ! Et le groove part dans le décor pour Pharell Williams et Robin Thicke...

Le groove appartient-il à quelqu'un?

Pharell Williams
Pharell Williams © / Shawn Ahmed

Le quotidien « Le Monde » nous informe qu’une cour de Los Angeles a constaté quele tube « Blurred lines » ,

concocté par nos deux compères en 2013, est copié sur le tube « Got to give it up » sorti 40 ans avant par Marvin Gaye.

Ces deux excellents morceaux, un peu jumeaux c’est certain, ont d’abord fait plancher les juristes sur la question de savoir si le « groove » appartenait en tant que tel à quelqu’un à qui il faudrait payer des droits d’auteur chaque fois qu’on en fait usage.

La réponse est simple et universelle : non, un genre musical (comme le blues, le rock, la samba ou la valse) appartient à tout le monde : c’est gratuit, servez-vous.

C'est ce qu'on appelle un bel hommage

 Marvin Gaye en concert en 1983.
Marvin Gaye en concert en 1983. © CORBIS

Il a donc fallu comparer, sur leurs partitions respectives, mesure après mesure, en quoi « Blurred lines » a copié « Got to give it up ».

Les experts musicologues ont ainsi mis en évidence :

  • 8 point communs : c’est beaucoup.

  • et seulement deux mesures de « Blurred lines » ne reprenant aucun motif de l’original de Marvin Gaye

C’est ce qu’on appelle un bel hommage.

Après avoir compté les notes, on a présenté la note

C’est 2/3 de leurs gains, soit plus de 7 millions de dollars , que nos deux groovers doiventverser aux trois enfants de Marvin Gaye (qui ne sont pas des enfants en bas âge, mais des héritiers soucieux du respect du patrimoine familial constitué par leur papa décédé il y a plus de 30 ans). Williams et Thicke n’auront donc retiré de l’exploitation de cette chanson que 2 pauvres millions de dollars chacun.

George Harrison, Les Who, Les Doors, ont eu ce genre de soucis

Jean-Sébastien Bach
Jean-Sébastien Bach © / Clavecin

On veut rendre hommage à une idole , mais on oublie que le droit de le faire sans payer ne commence que 70 ans après sa mort.C’est heureusement le cas du vieux Bach, père de la basse continue et de la pulsation rythmique, à qui tous les groovers et jazzmen empruntent gratuitement !

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