Le scénario de la présidentielle de 2017 semblait écrit pour Marine Le Pen et ce qu’elle représentait dans la sphère politique française… La première place au premier tour, et un rôle centrale dans l’opposition post 2017 lui était promis - ou, pourquoi pas, la victoire  !

Les « circonstances », comme disait le général de Gaulle, semblaient être réunies en faveur de la candidate du FN : le Brexit en Angleterre, la progression, partout en Europe, de mouvements politiques populistes, qui proposaient une forme de nationalisme ou de souverainisme, tantôt avec des valeurs très conservatrices, voire réactionnaires, tantôt avec des idées plus sociales… mais toujours en réaction à une construction européenne vécue comme dominée, soit par un libéralisme anglo-saxon soit par un capitalisme rhénan, sous la férule austéritaire de Berlin. Et puis, aux Etats-Unis, la victoire de Donald Trump consacrait le triomphe de l’anti-système et de la transgression anti-élite, cela même que Jean-Marie Le Pen, puis Marine Le Pen, incarnaient en France depuis longtemps. Partout dans le monde, de la Russie à l’Indonésie en passant par la Turquie, des pouvoirs forts semblaient avoir l’assentiment des peuples… Pourquoi ce mouvement mondial épargnerait-il la France ? 

Pour revivre la campagne de la candidate Bleue Marine : Thomas Legrand a invité Florian Philippot, ex-numéro deux du FN et inspirateur de la stratégie et de la ligne politique de ce parti jusqu’à son départ après les dernières législatives.