Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, le premier épisode de notre série consacrée aux perdants magnifiques en politique avec Pierre Mendès France, au panthéon de la gauche française. Pourtant il n’est au pouvoir que 7 mois et 18 jours. Une courte mais intense période de l’Histoire avec la décolonisation de l’Indochine.

Pierre Mendès France pose à son bureau de président du Conseil, le 22 juin 1954.
Pierre Mendès France pose à son bureau de président du Conseil, le 22 juin 1954. © AFP

Chaque lundi, pendant cinq semaines, nous vous racontons l’histoire d’un grand homme politique qui a marqué la Vème République en échouant pourtant à conquérir le pouvoir suprême, l’Elysée. Jacques Chaban-Delmas, Raymond Barre, Jacques Delors, Lionel Jospin, Alain Juppé, et aujourd’hui Pierre Mendès France :  “un cheval qu’on n’attelle pas" selon les mots du général de Gaulle. 

Mendès est un homme d’Etat atypique. On le dit profondément patriote, honnête, intègre. Mais il ne convertit presque jamais les occasions de prendre la tête du pays. Qui refuse ? Lui ou les autres ? Pourquoi Mendès France, qui, au long de ses 40 années de carrière, a été successivement l’espoir, le patron et la conscience de la gauche, a-t-il si peu goûté au pouvoir ? 

Un récit documentaire de Romain Weber.

Invité : 

L'historien Jean Garrigues qui a dirigé le livre paru chez Tallandier dont nous avons repris le titre pour notre série : Les perdants magnifiques, de 1958 à nos jours

Couverture du livre "Les perdants magnifiques. De 1958 à nos jours", sous la direction de Jean Garrigues, Tallandier / Éditions Tallandier
Couverture du livre "Les perdants magnifiques. De 1958 à nos jours", sous la direction de Jean Garrigues, Tallandier / Éditions Tallandier / Tallandier

Programmation musicale : 

  • Charles Aznavour : L'amour et la guerre (1960)
  • Léo Ferré : Avec le temps (1970)
  • Beck : Loser (1994)
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