Le 1er mai, le printemps, bientôt l’été, les brins de muguet, la grasse matinée… Mais aussi, la « Fête du Travail », chômée et payée depuis le Maréchal Pétain.

Des personnes brandissent des affiches anti-Le Pen, le 1er mai 2002 place de la Bastille à Paris, lors de la traditionnelle manifestation du 1er mai.
Des personnes brandissent des affiches anti-Le Pen, le 1er mai 2002 place de la Bastille à Paris, lors de la traditionnelle manifestation du 1er mai. © AFP / Eric Feferberg

Fêter le travail, quelle drôle d’idée ! Alors que la France compte plus de trois millions de chômeurs, que les plans sociaux se suivent et se ressemblent, que les burn out sont de plus en plus fréquents, célébrer le travail peut sembler paradoxal.

Le refus de toute autorité hiérarchique

Quand on sait d’où vient cette date, le 1er mai, la Fête du Travail relève franchement de la contradiction. Mais le sait-on vraiment ? Sait-on que le 1er mai 1886, des policiers américains ont tué des travailleurs qui manifestaient pour la journée de huit heures, consacrant ainsi la date comme jour des luttes ouvrières ? Sait-on que ces manifestants étaient anarchistes ? D’ailleurs, sait-on ce que c’est vraiment, l’anarchisme ?

Nébuleuse de pensées, en perpétuelle évolution, l’anarchisme est fondé sur le refus de toute autorité hiérarchique et en particulier celle de l’État, du Capital et de la Religion.

Protéiforme et méconnu, le mouvement anarchiste inquiète, d’autant plus qu’une légende noire, liée à des actes terroristes, est venue entacher sa réputation au 19e siècle. Pourtant, loin d’être confuse et intrinsèquement violente, la pensée anarchiste est au fondement de bien des avancées sociales, en France et dans le monde.

En cette Fête du Travail, journée des revendications des travailleurs, nous vous proposons un voyage en anarchie, une plongée rouge et noire au cœur des luttes menées par le courant libertaire, ses modes d’action, ses évolutions, ses victoires et ses peines, incarnés par cette journée symbolique et historique, le 1er mai.

Intervention de la police à Chicago dans le Haymarket Square après l'explosion d'une bombe durant le 1 mai 1886.
Intervention de la police à Chicago dans le Haymarket Square après l'explosion d'une bombe durant le 1 mai 1886. © Getty / Photo 12

Invité 

Tancrède Ramonet, réalisateur de documentaires, dont Ni Dieu ni maître: Une histoire de l’anarchisme.

Programmation musicale

  • Sex Pistols, Anarchy in the u.k
  • Léo FERRÉ, Les Anarchistes
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