Aujourd’hui dans Affaires sensibles, la naissance d’une petite molécule qui fait grand bruit : la MDMA. Invitée Anne Coppel, sociologue spécialisée dans la politique des drogues, fondatrice de l’association française de réduction des risques.

Comprimés d'ecstasy illicite (3,4-méthylènedioxyméthamphétamine ou MDMA).
Comprimés d'ecstasy illicite (3,4-méthylènedioxyméthamphétamine ou MDMA). © Getty / VICTOR DE SCHWANBERG/SCIENCE

Ce dérivé de l’amphétamine est le composant principal de celle qu’on appelle aussi « pilule de l’amour », l’ecstasy. Une drogue de synthèse, devenue l’emblème de la culture techno dans les années 1980, qui connait depuis 2010 un renouveau explosif, hors du cercle restreint des clubbeurs et des ravers

Bon marché, fun, réputée inoffensive, la meilleure amie des fêtards, Molly, comme on l’appelle aussi, n’est pourtant pas sans risques.

Mais le chimiste qui popularisa la MDMA en 1976, Alexander Shulgin, était loin d’imaginer le destin que sa molécule allait connaître. Loin des beats et des pistes de danse, celui qui dédia sa vie à la synthèse de substances psychoactives, préconisait en réalité un usage thérapeutique de la MDMA. 

Du laboratoire californien de Shulgin aux discothèques britanniques, de la Maison Blanche aux cabinets de psychiatres, de Berlin à Paris, retour sur les débuts d’un règne controversé. Celui d’une molécule aux usages tout à la fois bienfaisants et néfastes, qu’on connait mieux sous le nom d’ecstasy, la MDMA.

Invitée Anne Coppel

Anne Coppel  est sociologue spécialisée dans la politique des drogues et militante associative, elle a fondé l’AFR, l’association française de réduction des risques. 

Anne COPPEL
Anne COPPEL © Radio France / Valérie Priolet

Reportage 

Qui aujourd’hui prend de la Mdma ?

Pas seulement des « raveurs » adeptes de la musique techno.

Notre reporter Anaëlle Verzaux est allée à un festival de musique, Solidays, où elle a rencontré des consommateurs réguliers de Mdma...

Ils racontent l’effet produit au moment de la prise, la redescente parfois douloureuse, mais aussi comment ils s’en procurent.

Ressources :

Programmation musicale :

  • FUTURE : Mask off
  • FUJIYA & MIYAGI : Serotonin rushes
  • BAGARRE : Danser seul (ne suffit pas)
Les invités
  • Anne CoppelSociologue spécialisée dans la politique des drogues
Programmation musicale
L'équipe
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