Pour un président de la République, dissoudre l’Assemblée nationale, en vertu de l’article 12 de la constitution de 1958, est toujours une manœuvre périlleuse. Dans l’histoire de la Cinquième, deux présidents s’y sont essayés avec succès. Charles de Gaulle, deux fois, en octobre 1962 et en pleine crise de mai 68. François Mitterrand également, en mai 81 et mai 88, au lendemain de son élection, pour avoir cette majorité parlementaire indispensable pour gouverner. C’est la dissolution tranquille, logique.

Le Président peut aussi user de l’article 12 quand son mandat se gâte et qu’il veut retrouver un second souffle. Au printemps 1997, Jacques Chirac, qui a été élu deux ans plus tôt, dispose d’une majorité très confortable à l’Assemblée. Il va pourtant décider de la dissoudre. Une erreur stratégique qui va obliger le président à cohabiter avec un gouvernement de gauche. Aux innocents les mains pleines, Lionel Jospin et la gauche plurielle, grands vainqueurs de cette opération, vont s’installer cinq ans au gouvernement et gouverner comme ils l’entendent.

Comment un homme aussi rompu au jeu politique que Jacques Chirac a-t-il pu commettre cette énorme faute tactique ? Qui a pesé sur cette décision ?

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