Aujourd’hui dans Affaires sensibles, nous sommes le 20 mai 1987. C’est la cérémonie de remise des trophées, le bouquet final du festival de Cannes.

Maurice Pialat reçoit la Palme d'Or pour son film Sous le soleil de Satan.
Maurice Pialat reçoit la Palme d'Or pour son film Sous le soleil de Satan. © SERGE HAOUZI/PHOTOPQR/NICE MATIN

Il y a le banc et l’arrière-banc du cinéma mondial, des ministres, des chanteurs, une montagne de médias : Cannes est le plus grand barnum du cinéma au monde, la cérémonie de clôture, son apothéose. Pour cette édition 87, c’est Yves Montand qui préside le jury, très à l’aise dans son smoking. Il annonce que la palme d’or est décernée à Maurice Pialat pour son film Sous le soleil de Satan . Alors il se lève, avant même que son nom et le titre de son film ne soient prononcés. Il marche tranquillement, rejoint Catherine Deneuve, Carole Bouquet et Christophe Lambert qui l’attendent sur scène. Quelques sifflets se font entendre, très peu en fait, une dizaine peut-être. Évidemment Pialat n’entend pas les applaudissements. Il focalise sur les siffleurs et s’adresse à eux avec brutalité sous le regard inquiet de Carole Bouquet, le rire crispé de Catherine Deneuve et le rire tout court de Christophe Lambert... avant de lever le point de la victoire dans un geste un peu ambigu que certains prendront ou feindront de prendre pour un bras d’honneur.

Si vous ne m’aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus.

Mais quelle mouche a donc piqué Maurice Pialat ce soir-là ? Pourquoi ces paroles tranchantes dans un lieu où l’on s’efforce traditionnellement de faire croire que tout le monde est beau, tout le monde est gentil ? Quelles sont les raisons profondes de ce comportement ? Nous en parlerons avec nos invités, Sylvie Pialat et Eva Bettan .

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