Retour sur les dessous de la vente d’Alstom énergie, en 2014, à l’entreprise américaine General Electric.

Les salariés d'Alstom implantés sur le site d'Aytre manifestent à La Rochelle à la suite de la fermeture de l'usine Alstom à Belfort le 27 septembre 2016.
Les salariés d'Alstom implantés sur le site d'Aytre manifestent à La Rochelle à la suite de la fermeture de l'usine Alstom à Belfort le 27 septembre 2016. © AFP / XAVIER LEOTY

En septembre dernier, l’information tombe, provoquant surprise et sidération : la direction d’Alstom annonce son intention d’arrêter la production de trains sur son site de Belfort. En jeu, le transfert d’environ quatre cents salariés et la fermeture du site historique de l’entreprise. Dans la précipitation, le Président François Hollande et son gouvernement trouvent une solution pour sauver le site et repousser, un temps, la fatalité. Mais comment a-t-on pu en arriver là, alors même que deux ans plus tôt, on nous annonçait la conclusion d’une vente qui devait relancer Alstom ?

Au printemps 2014, avec la même surprise, on apprenait la cession de la branche énergie d’Alstom au géant américain General Electric. Personne n’était au courant de ces discussions autour de la cession de l’un des fleurons de l’industrie française. S’engage alors, pendant deux mois, une incroyable bataille économique et politique, où s’affrontent, dans la presse et en coulisses, grands patrons et responsables politiques, pour finalement aboutir à une vente, certes, mais sur laquelle l’État, nous disait-on, avait réussi à imposer sa voix.

Comment expliquer que le pouvoir politique ait pu être autant pris de cours ? Comment comprendre une décision qui acte encore un peu plus la désindustrialisation du pays et renforce nos concurrents ? En quoi révèle-t-elle une forme de renoncement des élites économiques et administratives du pays ? Quels sont les dessous de ce dossier, autrement dit, en quoi certains éléments laissent-ils à penser qu’il pourrait s’agir d’un scandale d’Etat ?

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Sur ces questions, nous reviendrons en seconde partie d’émission avec le journaliste Jean-Michel Quatrepoint, qui a enquêté sur cette histoire et qui en a fait le récit dans Alstom, scandale d’Etat, paru aux éditions Fayard en 2015.

Programmation musicale

  • General Elektriks - A misunderstanding
  • Lady Sir, Gaetan Roussel et Rachida Brakni - Le temps passe

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