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Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, l’histoire d’un retour, celui de la torture durant la guerre d’Algérie, qui au début des années 2000, fait la Une des médias du pays, près de quarante ans après la fin des combats.

La guerre d’Algérie est autant un sujet d’histoire que d’actualité. En France, on a mis du temps à donner le nom de guerre à ces huit années où l’on a envoyé soldats et appelés pour réprimer les indépendantistes algériens. Depuis cinquante ans, la guerre d’Algérie n’a jamais quitté notre mémoire, on la retrouve dans des livres, des romans, des films, des documentaires. Des deux côtés de la Méditerranée, l’histoire et la mémoire de ces années de guerre s’écrivent par le biais de différentes voix, celles des militants, des indépendantistes, des soldats, des généraux. Peu à peu, les archives s’ouvrent, les paroles se libèrent.

le général paul aussaresses est mort
le général paul aussaresses est mort © reuters

A partir de juin 2000, le travail de mémoire semble s’accélérer. A la suite d’un article publié dans le Monde, la guerre d’Algérie et le souvenir des crimes de l’armée française deviennent source de débats, d’articles, de films, s’invitent à l’Assemblée et en prime time à la télévision. Deux années où l’histoire ricoche, radote, s’entrechoque, telle une journée sans fin. La torture en Algérie n’était ni un tabou, ni un secret mais en quelques mois, elle devient l’héritage de tous avec son lot de question. Qu’aurais-je fait à la place de ces soldats ? La torture était-elle le fait de quelqu’un ou était-ce un système ? La France doit-elle demander pardon pour ces crimes ?

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Pour en parler, nous recevrons en seconde partie, la journaliste Florence Beaugé, ancienne plume du journal Le Monde , c’est elle qui est à l’origine de ce retour médiatique de la torture. Elle est revenue sur cette enquête dans un livre intitulé Algérie : une guerre sans gloire .

Archive INA

Le général Paul Aussaresses, qui fut membre des services spéciaux pendant la guerre d'Algérie entre 1955 et 1957, raconte complaisamment dans son livre récemment paru les exécutions sommaires et tortures auxquelles il a participé. Déjà au mois de novembre sur ce plateau, il confiait qu'il n'avait "ni remords, ni regret".Mais, avec le récit publié de son action en Algérie, la question d'une suite judiciaire se pose.

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