Aujourd’hui dans Affaires sensibles : pourquoi devenir maire ? Une tentative de réponse par l’exemple des élections de Marseille en 2014… Invité le journaliste Philippe Pujol qui de publier au Seuil : La chute du Monstre, Marseille année zéro…

8 minutes de silence en hommage aux 8 victimes qui sont mortes dans l'effondrement de deux bâtiments de la rue d'Aubagne à Marseille le 5 novembre 2018.
8 minutes de silence en hommage aux 8 victimes qui sont mortes dans l'effondrement de deux bâtiments de la rue d'Aubagne à Marseille le 5 novembre 2018. © AFP / GERARD JULIEN

Pourquoi devenir maire ? En dehors des villages et des petites communes où il est parfois difficile de trouver des volontaires, dans les grandes villes le mandat est prisé. Pour preuve, un certain nombre de nos ministres sont candidats. Edouard Philippe, Le premier d’entre eux, se présente au Havre, Gérard Darmanin, secrétaire d’Etat au budget, est tête de liste à Tourcoing et notre ministre de la culture, Franck Riester, à Coulommiers. Selon nos confrères du Parisien, « une cinquantaine de parlementaires envisagent d’abandonner les bancs du Sénat ou de l’Assemblée ». Mais pourquoi être candidat à des élections municipales quand on est ministre, député ou sénateur ? Les pouvoirs d’un maire semblent dérisoires si on les compare à ceux d’un ministre, aux responsabilités d’un député… Et pourtant…

Dans le cadre de la loi sur le non cumul de mandat, quand il a fallu arbitrer entre la fonction de député et celle de maire, le choix a été facile. Jean Glavany, le maire de Maubourguet, le député PS des Pyrénées, l’ancien ministre de l’agriculture rappelle que « pour l’essentiel les maires ont préféré rester dans leur ville que de siéger à l’Assemblée. François Pupponi, le maire de Sarcelles est un des seuls à avoir choisi le palais Bourbon ».  

Le mandat de maire est donc très prisé. 

Les élections municipales de 2014 en sont la preuve. A Marseille que d’énergie déployée pour accéder au grand bureau de l’hôtel de ville !

Invité Philippe Pujol 

Nous recevrons en deuxième partie d’émission le journaliste Philippe Pujol, spécialiste de Marseille et de sa vie politique. Il vient de publier au Seuil : La chute du Monstre, Marseille année zéro

Reportage d'Anaëlle Verzaux

Le 5 novembre 2018, deux immeubles de la rue d’Aubagne s’effondrent. Il y a huit morts.

La catastrophe met au jour l’incroyable état de délabrement d’un certain nombre de logements du centre-ville de Marseille.

Un Marseillais sur huit vit dans un logement insalubre et délabré.

Plus d’un an après l’effondrement des immeubles, où en est-on ?

La mairie de Marseille a pris plus de 200 arrêtés de péril, soit autant qu’en quatre ans.
Entre 3000 et 4000 personnes ont été délogées.

Pendant plusieurs mois, elles ont été contraintes d’aller d’hôtel en hôtel, en attendant qu’on leur propose un habitat provisoire, ou de réintégrer leur ancien logement. 

Mais en rentrant dans leur ancien appartement, les habitants découvrent que les travaux de réhabilitation annoncés n’ont pas été faits.  

Programmation musicale :

  • TINDERSTICKS : Marseille sunshine
  • MOUSSU TE LEI JOVENTS : As-ti pescat la sirena ,
  • Léo FERRE : Marseille
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