Georges Pompidou à Bonn en 1965
Georges Pompidou à Bonn en 1965 ©

L’affaire Markovic... où les ravages d’une terrible rumeur basée sur des allégations liant à la fois le monde des voyous, du cinéma et de la politique, dans un climat de sexe et de luxure. Le bruit de la rumeur et de la calomnie est toujours plus efficace que les preuves ou les faits. D’octobre 1968 jusqu’à l’élection de Georges Pompidou en juin 1969, la presse et la justice vont se nourrir d’une histoire impliquant la femme de l’ancien Premier Ministre, laissant entendre qu’elle participait à des soirées fines organisées par un homme retrouvé mort dans une décharge. Dans la France corsetée des années 1960, et même si le mouvement de mai 68 a un peu déboutonné « cette France qui s’ennuie » comme l’écrivait Pierre Viansson-Ponté dans le journal Le Monde , les histoires de sexe choquent l’opinion, surtout si elles impliquent les plus hautes autorités de l’État ou leurs proches.

Bien sûr, toutes ces allégations contre Madame Pompidou étaient fausses, non fondées, sur la base de photo-montages truqués, mais aujourd’hui encore, nous ne savons pas qui fut à la source de la rumeur qui marqua de façon définitive la fin de la relation de confiance entre le Général De Gaulle et Georges Pompidou.

Qui aurait pu vouloir empêcher ce dernier d’accéder à la Présidence de la République...?

(Photo en page d'accueil : KEYSTONE Pictures USA/ZUMAPRESS)

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