Le 17 Décembre 1989, des émeutes éclatent à Timisoara, ville de Transylvanie, plutôt inhabituel pour ce dernier bastion européen du communisme stalinien. C’est en réalité le point de départ de la révolution roumaine. En une semaine, comme un ouragan, le soulèvement populaire met fin à la dictature de Nicolae Ceausescu qui durait depuis 24 ans. un régime ubuesque et hautement liberticide.

Timisoara, Roumanie. 24 décembre 1989. Ceausescu sera exécuté le jour suivant.
Timisoara, Roumanie. 24 décembre 1989. Ceausescu sera exécuté le jour suivant. © Owen Franken/Corbis

La surprise et l’étonnement gagnent le monde entier. Pendant 10 jours, en pleine fêtes de Noël, les médias couvrent la chute du Régime. Aux images de joie et de fête, de cette foule qui s’empare du pouvoir à Bucarest, succède l’horreur des charniers découverts à Timisoara et les affrontements continus dans le pays. Les insurgés s’emparent de la télévision. Le monde assiste en temps réel à la première « télérévolution ». De la prise du pouvoir au procès expéditif et à l’exécution des époux Ceausescu, tout est retransmis.

Et puis, l’ivresse des événements se dissipe… Elle laisse place à un goût amer. Quelque chose cloche… les charniers n’ont jamais existé. Les chiffres des morts annoncés à la hâte ont été multipliés par 100… Trucage médiatique, manipulation politique : derrière la révolution populaire roumaine se cacherait en réalité un magistral coup d’Etat… On est loin de la révolution de velours du voisin tchècoslovaque.

Invité

Nous accueillons Marc Sémo , grand reporter puis rédacteur en chef au journal Libération . Il était envoyé spécial en Roumanie pour ce journal au moment des événements de 1989.


Une émission en partenariat avec le journal Libération .

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