Aujourd’hui dans Affaires Sensibles : la peur du grand méchant bug de l’an 2000… Invité Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique et président du comité d’éthique du CNRS.

Illustration d'un bug informatique
Illustration d'un bug informatique © Getty / Bob Elsdale

L‘histoire de la fin des temps est aussi vieille que le monde. De la Bible aux légendaires « terreurs de l’an mille », des prophéties de Newton aux prédictions Maya, l’Apocalypse sait se faire attendre et continue de nourrir tous les fantasmes. 

Il y a 20 ans, le passage au troisième millénaire n’a pas échappé à la psychose. 

Cette fois, pas d’astéroïde en vue, ni de châtiment divin, mais juste une vilaine chose invisible et rampante logée au cœur des ordinateurs. 

Le « bug de l’an 2000 » menace alors de renvoyer les systèmes informatiques à la date du 1er janvier 1900, avec moult problèmes à la clé. Parmi les prédictions les plus hystériques, des pannes de courant massives, des avions qui allaient s’écraser, les usines s’arrêter, les télécommunications s’interrompre. 

Les gouvernements dépensent des milliards, les plus craintifs se construisent des abris de survie, quand d’autres préfèrent se rassurer en criant au mensonge médiatique.

Le 1er janvier 2000, l’affaire est réglée : le bug n’a pas eu lieu. Mais il aura eu pour mérite de mettre pour la première fois en lumière notre dépendance accrue à la technologie, avec ce constat effrayant : nous ne maîtrisons plus complètement nos créations.

Invité Jean-Gabriel Ganascia

Jean-Gabriel Ganascia, professeur d’informatique et président du comité d’éthique du CNRS. Son dernier ouvrage scientifique, « Le mythe de la Singularité : faut-il craindre l’intelligence artificielle ? » est publié au Seuil en 2017. 

Ressources complémentaires

Programmation musicale :

  • PRINCE : 1999
  • France GALL : Monopolis
  • LES WAMPAS : Le bug de l'an 2000
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