Cette année-là, le fond de l’air est rouge. C’est le temps des idéologies, de la classe ouvrière et des espoirs et désespoirs du joli mois de mai. Pour les moins de trente ans, c’est un temps imaginaire, lointain, presque mythique, tellement il est éloigné des codes d’aujourd’hui.

A l’époque, à vingt ans, on rêve à plein régime. La politique n’est pas une chasse gardée mais un combat de chaque jour qui se joue à coup de tracts, de débats et de discussions dans la rue. On parle alors de lutte des classes, de prolétariat et de révolution des masses. Pierre Overney était l’un d’entre eux, militant dans la Gauche Prolétarienne.

Désormais, les cathédrales industrielles n’existent plus, les ouvriers sont devenus les invisibles, des intérimaires qu’on trimballe de chaîne en chaîne, sans lieu où se rassembler et lutter. Et pourtant, si la révolution n’est plus à la mode, elle n’a pas disparu des esprits et des pensées des intellectuels et militants de la gauche révolutionnaire.

L’affaire Overney hante toujours les esprits de la gauche révolutionnaire où s’entrechoque cette question lancinante : l’enjeu est-il si grand que le sang doive couler ? La révolution vaut-elle la peine de mourir pour des idées ?

### Invité Pour revenir sur cette histoire, nous recevrons en seconde partie **Alain Geismar** , ancien leader de mai 68, il est l’un des fondateurs de la Gauche Prolétarienne. ### **► Une émission à suivre, commenter et partager sur** [**Facebook** ](https://www.facebook.com/pages/Affaires-sensibles/731521173563624?ref=hl)**.** ## Les liens [Affaires sensibles : une collection d'histoires à lire sur mobile](http://affaires-sensibles.franceinter.fr/desktop)
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