Lille, le 11 octobre 2010, au petit matin, un cadavre flotte à la surface de la Deûle, la rivière qui traverse la ville. C'est ainsi que débute la série noire qui va plonger, entre 2010 et 2011, la capitale des Flandres dans la psychose.

Les rives de la Deûle, février 2021
Les rives de la Deûle, février 2021 © Radio France / Isabelle Verdier-Denantes

En un an à peine, pas moins de cinq jeunes hommes sont retrouvés, morts, presque aux mêmes endroits dans les eaux sombres et mystérieuses de cette rivière. Ils n’avaient rien en commun, ne se connaissaient pas, ne vivaient pas dans les mêmes quartiers, rien. Rien à part leur funeste destin. Ils ont tous disparu, la nuit, en partant d’une soirée pour rentrer chez eux et aucun ne devaient alors, à priori, passer près des berges de la Deûle. Alors que c’est-il passé ? Pourquoi ont-ils changé de chemin ? Qu’est ce qui les a amenés à s’approcher si près des berges de la rivière ? Et puis, surtout, comment sont-ils tombés à l’eau ? Autant de questions sans réponse, ou presque, qui ont envahi les rues de Lille pendant des mois, révélant sur leur passage les faces sombres d’une ville et de ses habitants. Et toujours personne pour répondre à cette question : Qui a tué les morts de la Deûle ? Un assassin ? Des assassins ? Ou la rivière elle-même ? 

Un récit documentaire de Juliette Prouteau 

Invité : 

Tomas Statius, journaliste pour le site d'investigation Disclose, auteur d’un ouvrage paru chez Jean-Claude Lattès en janvier dernier : Les morts de la Deûle, Une enquête dans le Nord, qui revient sur la série de disparition qui ont agitées la ville où il a grandi.  

A noter que Tomas Statius vient aussi de publier avec Sébastien Philippe :  Toxique, (chez PUF) une passionnante enquête sur les conséquences dramatiques des essais atomiques français en Polynésie. 

Programmation musicale : 

  • ARNO : Watch out boy (1997)
  • Agnes OBEL  : Riverside (2011)
  • PJ HARVEY : Down by the water (1995)
L'équipe
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