Aujourd’hui dans Affaires Sensibles, retour sur l’un des dossiers diplomatiques les plus délicats de l’histoire française : l’adhésion du Royaume-Uni à la CEE.

Le président de la république Charles de Gaulle et Harold MacMillan le 25 novembre 1961, à l'issue de leurs entretiens privés à Birch Grove, résidence du Premier ministre britannique.
Le président de la république Charles de Gaulle et Harold MacMillan le 25 novembre 1961, à l'issue de leurs entretiens privés à Birch Grove, résidence du Premier ministre britannique. © AFP / AFP PHOTO

Depuis son avènement, l’union européenne a été source de débat. S’unir, oui, mais pourquoi faire ? Avec qui ? Jusqu’à quel point les Etats sont-ils prêts à aller dans la mise en place d’une plateforme politique commune sans dissoudre ses peuples dans une entité supranationale ?

Raconter l’histoire compliquée et mouvementée de l’adhésion de la Grande-Bretagne à la communauté européenne, c’est se plonger dans les premières années de l’Union, celle des Six fondateurs, la France, l’Allemagne, l’Italie, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas, cette époque où tout était à construire sur un continent ruiné par la seconde guerre mondiale. Entre Français et Anglais, l’entente cordiale s’est ouverte au début du siècle. Pendant les temps troublés de l’Occupation et de la Collaboration, l’Angleterre a été le refuge d’une poignée de Français libres. Aux lendemains du conflit, les chemins des deux peuples s’éloignent. L’un prend le large, l’autre tente de retrouver sa place au sein des grandes puissances. Pendant plus de dix ans, ils se font face.

À deux reprises, en 1963 et 1967, le Général de Gaulle a dit non à l’entrée de la Grande-Bretagne au sein de l’Europe des Six. Deux fins de non-recevoir qui claquent encore Outre-Manche comme deux humiliations. Pourquoi a-t-il refusé l’entrée de l’Allié anglais ? Quels risques prenaient selon lui l’Europe des Six en acceptant l’entrée de la Grande-Bretagne ? Près de cinquante ans après, que reste-t-il de ces années de dispute ? Et surtout, à la lumière du Brexit, quel est le bilan finalement du passage des Anglais dans l’union européenne pendant 43 ans.

Pour répondre à ces questions, nous recevrons en seconde partie, Sylvain Kahn, historien et géographe, professeur à Science Po, spécialiste des questions européennes

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