Aujourd’hui dans Affaires sensibles, l’affaire Alexandre Stavisky, un nom qui a marqué et fait trembler la troisième République. Invité l'historien Bruno Fuligni auteur notamment de l’ouvrage "Dans les archives secrètes du ministère de l’Intérieur".

 Alexandre Stavisky à son procès avec son secrétaire confidentiel Gilbert Romgins et son avocat Maitre Zevals. Archive
Alexandre Stavisky à son procès avec son secrétaire confidentiel Gilbert Romgins et son avocat Maitre Zevals. Archive © Getty / Hulton Deutsch

Une affaire qui prend racine au cœur des années folles, entre la fin de la Première guerre mondiale et la crise économique du début des années 30. Une période où l’on fait la fête, beaucoup, et où l’on investit de l’argent, énormément.

C’est dans ce contexte que ce déroule le parcours extraordinaire d’Alexandre Stavisky, jeune immigré juif d’origine russe, devenu un des plus grands escrocs du XXème siècle. Mais cette histoire prend un tour encore plus exceptionnel après sa disparition en janvier 1934. Sa mort suscite le débat : suicide ou assassinat ? Dès l’annonce de son décès, des ligues d’extrême-droite manifestent dans les rues de Paris.

Car la vraie question est : comment cet escroc a-t-il pu sévir sans être inquiéter pendant plus d’une dizaine d’années. Qui le protégeait ? Politiques, policiers, magistrats : des dizaines de personnalités sont soupçonnées.

Depuis les élections générales de 1932, les gouvernements des radicaux-socialistes se succèdent et aucun d’entre eux n’arrivent à apporter des solutions à la crise économique que traverse le pays. Les faillites, le chômage et la colère explosent. L’affaire Stavisky, énième scandale financier de l’époque, est l’occasion pour les ligues fascistes, les communistes et les socialistes de se mobiliser.

Cela aboutit à la journée tragique du 6 février 1934 où des policiers tirent sur les manifestants. Bilan : une vingtaine de morts et près de 1 500 blessés. Sous la pression populaire, le gouvernement démissionne.

Dernier rebondissement dans l’affaire : la mort suspecte fin février 1934 d’Albert Prince, un magistrat qui enquêtait sur l’affaire. Encore une fois : suicide ou assassinat ? 

Invité Bruno Fuligni 

C’est la question que nous poserons à notre invité d’ aujourd’hui : Bruno Fuligni, historien, haut fonctionnaire et maître de conférence à Science Po Paris. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage _Dans les archives secrètes du ministère de l’Intérieur_, Folio chez Gallimard

Ressources complémentaires :

Programmation musicale :

  • Jacques DUTRONC : Gentleman cambrioleur
  • Maurice CHEVALIER/Yvonne VALEE : Moi j'fais mes coups dessous
  • Jeanne MOREAU : Les mensonges
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